Éducation environnementale au nord-Bénin: SOS Savane-ONG pour la préservation des réserves naturelles

Face aux nombreuses pressions que subissent les réserves naturelles classées au patrimoine mondial de l’UNESCO au nord Bénin, SOS Savane-ONG, avec le soutien du programme RBT-WAP, a lancé un programme d’éducation environnementale pour sensibiliser les populations locales en particulier les jeunes, à la protection de la biodiversité. Dans les communes de Tanguiéta et Kandi, situées à proximité des parcs de la Pendjari et du W au nord-Bénin, la prise de conscience écologique devient une priorité.

L’initiative s’est concentrée sur l’éducation au développement durable et vise à former de futures générations d’écocitoyens. Il s’agit de transmettre des connaissances et des pratiques respectueuses de l’environnement, tout en favorisant l’épanouissement des élèves grâce à des actions concrètes. Au nombre de ces actions se trouvent : des séances de sensibilisation, des observations de la faune et de la flore, ainsi que des ateliers pratiques.

À ce jour, 435 séances d’éducation environnementale ont été organisées dans les écoles riveraines des parcs de la Pendjari et du W, touchant 4 350 élèves, dont 50 % de filles. Pour Farid AMADOU BAHLEMAN, Directeur Exécutif SOS Savane ONG, ces jeunes apprennent à mieux comprendre leur environnement, les dangers de la déforestation et des déchets plastiques, ainsi que l’importance de la préservation des écosystèmes locaux. En collaboration avec les enseignants et les animateurs environnementaux, les élèves participent activement à des projets tels que la création d’herbiers numériques dans 12 écoles et le recyclage de bouteilles en plastique en mangeoires pour oiseaux.

Les clubs environnementaux, redynamisés grâce à cette initiative, sont désormais autonomes et organisent eux-mêmes des campagnes de salubrité. Ils contribuent désormais à la propreté des écoles et de leurs environs. Au total, dix (10) campagnes ont déjà été menées avec à la clé une forte mobilisation non seulement des élèves mais aussi des communautés.

L’outil iNaturalist : une fenêtre sur la biodiversité locale

L’un des aspects les plus novateurs du programme est l’utilisation de l’application iNaturalist, qui permet aux élèves de documenter leurs observations de la biodiversité locale. Chaque séance de sensibilisation inclut désormais une quinzaine d’observations. Une technique qui enrichit les bases de données sur les espèces présentes dans cette région du Bénin. À la fin du programme, l’objectif est de comptabiliser au moins 7 200 observations, un apport précieux pour le suivi des espèces dans ces zones protégées.

À ce jour, les objectifs de la première phase du projet sont atteints à plus de 90 %. L’implication des élèves et des animateurs a permis de susciter un véritable engouement pour les questions environnementales, avec des impacts mesurables sur le terrain. Les clubs environnementaux, désormais autonomes, continuent d’organiser des activités après les séances initiales pour assurer ainsi la pérennité du projet.

Ce programme d’éducation relative à l’environnement vient renforcer toutes les actions notées au Bénin en matière de protection de l’environnement. Il démontre, une fois de plus, que l’éducation est la clé d’un avenir durable dans une région riche en biodiversité marquée par la présence des réserves de Pendjari et du W.

Megan Valère SOSSOU




Les Zemidjan du parc Camp Marié de Cotonou s’engagent contre la pollution plastique

Au petit matin du samedi 13 Juillet 2024, le parc Camp Marié de Cotonou a réuni zémidjan et jeunes épris de la protection de l’environnement pour une scène peu commune mais inspirante. En effet, les zemidjan, célèbres conducteurs de motos-taxis de la ville, se sont mobilisés pour une cause écologique dans le cadre du projet Kèkènon Ekolo. Cette initiative vise à lutter contre la pollution plastique et à sensibiliser la population à l\\\’importance de préserver notre environnement.

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Les zemidjan, reconnaissables à leurs vestes jaunes, étaient munis de gants et de sacs-poubelles, arpentant les rues et les espaces verts pour ramasser les déchets plastiques. Leurs efforts ont permis de débarrasser les zones ciblées de nombreux déchets, envoyant un message fort sur l\\\’importance de maintenir notre environnement propre.

Sensibilisation des riverains et ramassage de déchets plastiques avec les Zemidjan

Outre le ramassage des déchets, les zemidjan ont également donné de la voix pour la sensibilisation des populations environnantes. À chaque arrêt, ils informaient les passants sur les dangers de la pollution plastique et les encourageaient à adopter des comportements plus responsables.

\\\ »Voir les zemidjan ramasser les déchets et sensibiliser les populations était formidable et transmet un message fort\\\ », a déclaré Anas Seko, le responsables du projet. \\\ »Cela montre que chacun, à son niveau, peut contribuer à la protection de notre environnement.\\\ »

Distribution de poubelles portatives aux Zemidjan

En plus des actions de ramassage et de sensibilisation, des poubelles portatives ont été distribuées aux zemidjan. Désormais, ces petites poubelles seront à disposition des conducteurs de motos-taxis dans toute la ville de Cotonou. Cette initiative vise à éviter que les déchets plastiques ne se retrouvent dans la nature durant l\\\’exercice de leur métier et à sensibiliser leurs clients.

Pour rappel, le projet Kèkènon Ekolo depuis son lancement officiel le 13 avril 2024, ambitionne de faire des zemidjan des ambassadeurs du message écologique. Le projet Kèkènon Ekolo ne s\\\’arrête pas là. Les organisateurs ont prévu des actions régulières pour maintenir cette dynamique et étendre la sensibilisation à d\\\’autres quartiers de la ville. Les zemidjan sont déterminés à continuer leur mission d\\\’écocitoyens et à inspirer d\\\’autres initiatives similaires.

Megan Valère SOSSOU




Nigéria – Cameroun: la préservation du plateau du Mont Mandara au cœur d’un atelier à Abuja

La capitale nigériane, Abuja, a abrité du 8 au 10 juillet 2024 l’atelier régional de validation des résultats de l’étude sur la plateforme fonctionnelle des écosystèmes du plateau du Mont Mandara. À la fin de cette rencontre, des recommandations pertinentes ont été formulées pour une meilleure gestion de cet écosystème partagé entre le Nigeria et le Cameroun.

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M. Adeyinka Adenopo, directeur de la planification des ressources en eau et des services d’appui technique du ministère en charge de l’eau de la République fédérale du Nigeria, a participé activement à cet atelier. À pas feutrés, le Projet NB-ITTAS travaille pour améliorer la gestion, la gouvernance et la conservation des ressources naturelles du Bassin du Niger et du système aquifère d’Iullemeden – Taoudéni/Tanezrouft. L’atelier régional de validation des résultats de l’étude sur la plateforme fonctionnelle des écosystèmes du plateau du Mont Mandara en est une belle illustration.

Au cours des trois jours de cet atelier, les participants ont apprécié, grâce à une série de communications, les documents portant sur le projet pilote, le programme de renforcement des capacités et le système de surveillance des écosystèmes du plateau du Mont Mandara. Les travaux de groupe qui ont succédé aux communications ont permis aux participants d’enrichir ces différents documents en tenant compte de deux aspects : le budget disponible pour la mise en œuvre des activités retenues et leur délai d’exécution, qui doit s’arrimer à la période restante pour la mise en œuvre du projet NB-ITTAS. Sur ces deux fondements, les participants ont identifié les activités les plus pertinentes du projet pilote de démonstration à exécuter dans le délai imparti par le projet.

L’atelier s’est aussi penché sur le programme de renforcement des capacités organisationnelles et techniques des bénéficiaires du projet pour sa mise en œuvre efficace. Le mécanisme du système de surveillance conjointe en appui aux structures de gouvernance a également été discuté. Il s’agissait d’identifier les indicateurs prioritaires et communs de surveillance des écosystèmes du plateau du Mont Mandara au Cameroun et au Nigeria.

Les recommandations formulées

À l’endroit de toutes les parties prenantes :

– Veiller à remplir le mandat en exécutant le projet dans les délais impartis. En cas de non-respect des délais d’ici la fin de l’année, inviter les bailleurs à accorder une rallonge de temps pour la fin du projet.

À l’endroit de l’ABN/NB-ITTAS :

– Développer un module de renforcement des capacités des acteurs sur le modèle/protocole de collecte et de traitement des données liées aux indicateurs retenus.

– Définir clairement le mécanisme de mise à disposition des fonds pour la réalisation des activités sur le terrain.

À l’endroit du Consultant :

– Intégrer un cadre solide de suivi et d’évaluation incluant à la fois des métriques quantitatives et qualitatives dans le mécanisme de surveillance conjointe des Monts Mandara.

– Consacrer une partie du contexte et de la justification pour souligner l’aspect de l’insécurité dans les Monts Mandara.

– Ajouter des indicateurs relatifs à la gestion des conflits, au renforcement des capacités institutionnelles et à la santé environnementale.

À l’endroit des États :

– Adopter de commun accord un protocole harmonisé de collecte des données et de traitement des indicateurs de surveillance conjointe.

– Renforcer les mesures de lutte anti-braconnage.

– Harmoniser les textes juridiques entre le Cameroun et le Nigeria pour une meilleure surveillance.

– Poursuivre la mise en œuvre des projets pilotes avec les mêmes ONG ayant donné satisfaction au regard des expériences de terrain déjà acquises.

Cet atelier représente une étape cruciale pour renforcer la collaboration et la gouvernance environnementale dans la région, en intégrant des technologies innovantes et en développant des capacités locales pour une gestion durable des ressources naturelles.

Cellule communication Projet NB-ITTAS




Projet Benkadi : L’ODDB renforce les capacités des acteurs communaux de Za-Kpota et de Ouinhi

Dans le cadre de l’appui à la mise en œuvre du projet Benkadi-Bénin, l’Organisation pour le Développement Durable et la Biodiversité (ODDB ONG) a organisé des ateliers de renforcement de capacité pour les acteurs communaux, notamment ceux du secteur privé, à Za-Kpota et à Ouinhi ce jeudi 11 juillet 2024. Ces ateliers visaient à renforcer les capacités des acteurs sur les stratégies d\\\’Adaptation basée sur les Écosystèmes (AbE), la gouvernance participative, le lobbying et le plaidoyer.

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Vue d\\\’ensemble des participants à Za-Kpota

Ces ateliers ont connu la participation de diverses parties prenantes, incluant des associations d\\\’agricultrices, des associations de pêcheurs, des entreprises agroalimentaires, des ONG, des représentants des points focaux de la PASCiB, et des mairies. Selon Alfred OGA de l’ODDB ONG, il s’agit d\\\’améliorer les connaissances des participants sur les stratégies d\\\’Adaptation Basée sur les Écosystèmes (AbE), la gouvernance participative, ainsi que le lobbying et le plaidoyer.

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André Sanhouekoa, le Responsable de la Planification du Développement Local de la mairie de Za-Kpota et Alfred OGA de l\\\’ODDB ONG

En renforçant leurs capacités dans ces domaines, les acteurs locaux seront mieux équipés pour adopter des actions résilientes face aux effets du changement climatique. \\\ »Les actions d\\\’adaptation aux changements climatiques ne sont pas de la responsabilité d’une seule personne,\\\ » a souligné André Sanhouekoa, le Responsable de la Planification du Développement Local de la mairie de Za-Kpota, mettant en avant l\\\’importance de l\\\’effort collectif.

Au cours des ateliers, les communications ont couvert les stratégies AbE avec un focus sur les écosystèmes forestiers et aquatiques, et les mesures de Gestion Durable des Terres. La gouvernance participative a été abordée avec l’accent sur les processus décisionnels inclusifs et collaboratifs. Les techniques de lobbying et de plaidoyer ont été expliquées pour permettre aux participants de défendre efficacement leurs intérêts auprès des autorités et des décideurs.

Les participants ont exprimé leur satisfaction et se sont engagés à appliquer les connaissances acquises. « Nous avons appris les bonnes pratiques pour protéger notre écosystème. Je vais partager ces connaissances avec mon entourage. Cette formation me permet de savoir comment aborder et soumettre des problèmes de la société aux autorités. Avant, j’avais des difficultés à faire un plaidoyer. J’ai compris que c’est tout un processus qui permet d’aboutir aux résultats escomptés », a confié Napoléon Ahohignon, promoteur d’une ferme agricole.

Pour Valerie Djaglossou représentante des femmes maraîchères de Za-Kpota, cette formation répond parfaitement à ses besoins. Elle explique : « J\\\’ai appris avec mes collègues des bonnes pratiques en matière de stratégies AbE. »

Saka Séraphin, Président de l’association communale des pêcheurs de la commune de Ouinhi, sait désormais les bonnes pratiques en matière de pêche. « J’ai appris les pratiques à suivre pour ne pas affecter nos cours d’eau et ses ressources. C’est un privilège pour moi d’aller porter ces pratiques à mes collègues pêcheurs ».

Le principal enseignement que retient Claudette AGHUIA, Maraichère à Ouinhi en participant à l\\\’atelier de Ouinhi, est qu’il faut concerter les forces pour lutter efficacement contre les changements climatiques au sein des communautés.

En définitive, les ateliers de renforcement de capacités ont permis aux différents acteurs réunis à Za-Kpota et à Ouinhi de sortir mieux aguerris pour affronter les défis climatiques grâce au projet Benkadi à travers l\\\’ODDB ONG.

Megan Valère SOSSOU




Opportunité: African Women in Agricultural Research and Development offre 300 bourses pour un programme climatique

African Women in Agricultural Research and Development (AWARD) lance une nouvelle bourse de développement de carrière intitulée \\\ »Promouvoir le leadership des femmes à l’égard de l’action climatique\\\ ». Cette initiative s\\\’inscrit dans le cadre du programme Climate Adaptation and Resilience (CLARE), un programme-cadre de recherche doté d’un budget de 110 millions de livres sterling. CLARE vise à permettre une action durable et socialement inclusive pour renforcer la résilience face au changement climatique et aux risques naturels.

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La bourse prévoit un total de 300 boursières et est ouverte aux femmes spécialistes du changement climatique dans des pays comme le Bénin, le Cameroun, le Ghana, le Kenya, le Malawi et le Sénégal. Ces pays sont particulièrement touchés par le changement climatique et dépendent fortement de l’agriculture à petite échelle. Le lien pour postuler à cette bourse est disponible sur le site d\\\’AWARD : https://awardfellowships.org/accelerating-african-womens-leadership-in-climate-action/.

La date limite de candidature est fixée au 10 septembre 2024.

À propos de la bourse

Augmenter le nombre de femmes à la tête des solutions climatiques et renforcer les capacités d\\\’adaptation des petits exploitants agricoles
La bourse d\\\’accélération du leadership des femmes africaines dans l\\\’action climatique vise à atteindre un double objectif : augmenter le nombre de femmes africaines à la tête de l\\\’action contre le changement climatique et catalyser la production de solutions climatiques qui fonctionnent pour les femmes petites exploitantes.

Grâce à cette bourse, AWARD vise à contribuer à des moyens de subsistance ruraux équitables en augmentant le nombre de femmes leaders dans le domaine du changement climatique produisant des innovations qui répondent aux divers besoins des petits exploitants dans les systèmes agroalimentaires africains.

La bourse encouragera la production et le transfert de connaissances spécifiques au contexte sur les technologies d’adaptation au climat à différentes parties prenantes, notamment les petits exploitants, les agents de vulgarisation et les décideurs politiques.

Objectifs

  • Renforcer les compétences en leadership, en mentorat et en négociation des femmes africaines professionnelles du changement climatique.
  • Améliorer les capacités des femmes et des hommes africains professionnels du changement climatique à intégrer le genre dans leurs recherches et leurs pratiques.
  • Amplifier les voix et accroître la visibilité des femmes africaines professionnelles du changement climatique dans les dialogues mondiaux et régionaux sur le changement climatique.

Processus de sélection

Cette bourse s\\\’adresse aux femmes professionnelles du climat à fort potentiel qui seront sélectionnées de manière compétitive pour participer en tant que Climate Fellows. Lors de leur admission dans la bourse, les Climate Fellows seront jumelées à des experts chevronnés travaillant à l\\\’interface entre le genre, le changement climatique et les systèmes agroalimentaires et les Climate Fellows sélectionneront ensuite des chercheurs en début de carrière dans le domaine du climat.

Les candidats potentiels seront sélectionnés de manière compétitive à travers un processus rigoureux qui comprendra la réponse à un appel ouvert, suivi d\\\’un examen et d\\\’une sélection finale par un panel d\\\’experts. L\\\’examen portera sur l\\\’expérience, l\\\’expertise, les lacunes en matière de connaissances et les contributions des candidats à l\\\’adaptation au changement climatique.

Paquet de bourses

Le programme Fellowship est un programme mixte (interventions virtuelles et en face à face), non résidentiel, qui sera dispensé sur une période de deux ans et comprendra les activités suivantes :

  • Des formations virtuelles et en personne, notamment en leadership, en négociation et en mentorat intergénérationnel, seront proposées. Ils suivront également un cours sur l\\\’intégration du genre dans les interventions liées au changement climatique.
  • Coaching de groupe et individuel
  • Programme d\\\’encadrement
  • Séances d\\\’apprentissage régulières entre pairs
  • Participez régulièrement à des masterclasses
  • Conceptualiser et diriger des projets climatiques collaboratifs sur le genre et l\\\’adaptation au climat, connus sous le nom de projets de recherche et d\\\’innovation sur le climat (CRIP).
  • Exposition aux tendances émergentes en matière de genre, de changement climatique et de systèmes agroalimentaires
  • Possibilités de prise de parole pour donner des séminaires et autres événements
  • Événements de modélisation dans le pays

Megan Valère SOSSOU




Gestion de l’Aire Marine de Donaten: RAMPAO dote Nature Tropicale ONG de matériels et équipements pour sauver les espèces menacées au Bénin

Le vendredi 19 juillet 2024, le Centre d\\\’Éducation Environnementale et du Développement Durable (CEEDD) de Tokplégbé, connu sous le nom de Village des Tortues Marines, a abrité une cérémonie particulière de remise de matériels et équipements essentiels à Nature Tropicale ONG. Une cérémonie présidée par  Dr. Ir. Ogoudje Isidore AMAHOUE, Coordinateur Technique Régional de RAMPAO. Un acte qui marque une grande avancée dans les efforts pour protéger les espèces marines menacées au Bénin.

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Dotation en matériels et équipements

Le projet, financé par le FFEM et orchestré par RAMPAO pour l’année 2024, vise à renforcer les capacités des communautés locales et à assurer un suivi bioécologique rigoureux des écosystèmes marins et côtiers. Ce projet, intitulé « Renforcement des capacités des communautés locales et suivi bioécologique des écosystèmes marins et côtiers pour la gestion durable de l’Aire Marine Protégée de Donaten au Bénin », est prévu pour s’étendre de mars à octobre 2024.

Une Cérémonie Chargée d’Emotion et d’Espoir

La cérémonie, empreinte de solennité, a vu la participation de nombreux acteurs clés. Les écogardes, les agents assermentés de l’État, dont la Brigade de Protection du Littoral et de Lutte anti-Pollution (BPLP), la Brigade de Protection des Écosystèmes Marins et Côtiers (BPEMC) et la Police Fluviale, ainsi que les femmes partenaires du centre, ont tous répondu présents. Le Dr. Ir. Isidore AMAHOUE a officiellement remis les équipements comprenant 10 téléphones portables Android, une moto performante pour les patrouilles, 5 gilets de sauvetage et 10 imperméables à Nature Tropicale ONG.

Ces équipements sont destinés à améliorer les opérations de suivi et de surveillance au sein de l’Aire Marine Protégée (AMP) de Donaten. Ils joueront un rôle vital dans la collecte des données, la documentation et la protection des espèces menacées.

Des Efforts Conjoints pour une Protection Durable

Les jours à venir verront l’organisation de missions de suivi bioécologique conjointes. Ces missions mobiliseront les écogardes, la BPLP, la BPEMC et la Police Fluviale dans une synergie sans précédent pour une protection efficace et durable de l’AMP de Donaten.

Le soutien de RAMPAO ne s’arrête pas là. En collaboration avec le Centre National de Gestion des Réserves de Faune (CENAGREF), RAMPAO appuie le Gouvernement du Bénin dans l’étude diagnostique de l’AMP de Donaten. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de l’élaboration d’un plan d’aménagement et de gestion de cette aire marine, essentielle pour la sauvegarde des écosystèmes marins et côtiers du Bénin.

Cette cérémonie marque un tournant dans les efforts de conservation au Bénin, symbolisant l\\\’engagement continu de RAMPAO et de Nature Tropicale ONG pour un avenir où les espèces marines menacées pourront prospérer dans un environnement protégé et durable.

Megan Valère SOSSOU




Autonomisation de la femme : Des avancées notables grâce à ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre

Le mercredi 17 juillet 2024, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a tenu un webinaire sur le thème : « Autonomisation de la femme : enjeux, défis et perspectives en Afrique de l’Ouest et du Centre ». Cette session virtuelle a permis de réunir une cinquantaine de journalistes, formés par Mme Arlette Mvondo, conseillère régionale sur les violences à l’égard des femmes et des filles au bureau régional Afrique de l’Ouest et du Centre à ONU Femmes.

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Mme Arlette Mvondo, conseillère régionale sur les violences à l’égard des femmes et des filles au bureau régional Afrique de l’Ouest et du Centre à ONU Femmes

Mme Mvondo a souligné l’importance de l’autonomisation de la femme, un objectif clé des ODD à l’horizon 2030. Elle a détaillé comment ce vaste sujet englobe divers aspects incluant l’accès à la santé, à l’éducation, aux services sociaux de base, à l’emploi, et même des postes gouvernementaux spécifiques aux questions féminines. « Quand on parle de l’autonomisation de la femme, on parle de développement », a-t-elle affirmé, illustrant l’impact profond de l’éducation sur la réduction des violences faites aux femmes et aux filles, ainsi que sur le développement national.

Stratégies et avancées

Mme Mvondo a également abordé les avancées réalisées malgré les pesanteurs sociales persistantes en Afrique de l’Ouest et du Centre. Grâce à l’apport des différents acteurs sociaux, y compris les médias, ONU Femmes a réussi à induire des changements de mentalité significatifs.

En matière de stratégies pour atteindre les Objectifs du Développement Durable (ODD 2030), ONU Femmes se concentre sur plusieurs thématiques. Celles-ci incluent la représentation des femmes dans les instances de prise de décision, l’entrepreneuriat féminin avec des appuis financiers, et la promotion de la masculinité positive. Pour mettre en œuvre ces stratégies, l’organisme collabore étroitement avec la société civile et les décideurs politiques. Dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive, elle a mis en avant le partenariat entre ONU Femmes et l’UNFPA à travers le programme Mousko. Un programme qui a visé la promotion de l’accès des femmes aux méthodes contraceptives et à l’interruption sécurisée de la grossesse lorsque la loi le permet. « Nous travaillons à plusieurs niveaux : établir un cadre normatif favorable, renforcer la qualité des services hospitaliers et sensibiliser les communautés pour changer les mentalités » a-t-elle indiqué.

Focus sur l’autonomisation financière

L’autonomisation financière des femmes est une priorité pour ONU Femmes, qui investit dans l’entrepreneuriat féminin et facilite l’accès aux ressources financières. « Les femmes ont moins d’opportunités que les hommes d’accéder à des institutions financières. C’est ainsi que dans les pays en développement, les disparités entre les hommes et les femmes sont de 6%, et à l’échelle mondiale, elles sont à 4% », a précisé Mme Mvondo.

Après l’intervention de Mme Mvondo, les participants ont pu poser des questions et recevoir des réponses détaillées. Pour conclure, la conseillère régionale a encouragé les médias à maintenir la pression sur les décideurs politiques afin de garantir la mise en œuvre et le suivi des lois et règlements en faveur de l’autonomisation de la femme.

Megan Valère SOSSOU




Agroécologie et économie circulaire: Plus de 100 jeunes et femmes se réunissent pour un atelier

Le 24 juin 2024, le centre IITA d’Abomey-Calavi accueillera cent vingt-cinq (125) jeunes et femmes du secteur agricole pour un atelier de formation et de sensibilisation sur les pratiques agroécologiques et l’économie circulaire. Cet événement, initié par Youth Initiative for Land in Africa (YILAA) avec le soutien de Climate and Clean Air Coalition (CCAC) de l\\\’UNEP, vise à promouvoir l’adoption de technologies agroécologiques pour réduire les polluants climatiques de courte durée de vie dans la production de maïs et de riz.

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Le consortium soutenant cette initiative comprend l\\\’association des Paysans du Ghana, Africa Rice, et le Council for Scientific Industrial Research (CSIR). L’objectif principal est de sensibiliser les participants à la réduction des émissions de méthane et de noir de carbone, qui sont des polluants significatifs dans la culture de ces deux produits vivriers essentiels.

Cette première cohorte de formation cible les départements de l’Atlantique, du Littoral, du Mono et du Couffo. Au total, près de cinq cents (500) jeunes à travers tout le Bénin bénéficieront de cette formation. Les participants incluront des membres des organisations paysannes, des groupements de femmes, ainsi que des coopératives et associations de jeunes œuvrant dans le secteur agricole, en particulier dans la culture du maïs et du riz.

À la fin de cette journée de formation, les participants devraient être capables d’appliquer sur le terrain des pratiques visant à atténuer les effets des polluants climatiques de courte durée de vie (PCCDV), contribuant ainsi à un secteur agricole plus durable et respectueux de l’environnement.

Megan Valère SOSSOU




Souveraineté alimentaire et protection de l\’environnement : le CEVASTE promeut la plantation d\’arbres fruitiers au Bénin

Sous le slogan « Plante-moi aujourd’hui et demain je te nourris », le Centre d’Expérimentation et de Valorisation de l’Agro écologie des Sciences et Techniques Endogènes (CEVASTE) a lancé une ambitieuse campagne de plantation d’arbres fruitiers dans les villages de Houakpè-Daho, Sèyigbé et Toligbé, situés dans la commune de Ouidah. L’objectif est de sensibiliser les jeunes sur l\\\’importance des arbres dans la protection de l\\\’environnement et promouvoir la plantation et l\\\’entretien d\\\’arbres pour créer des forêts nourricières et alimentaires.

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Campagne de plantation d\\\’arbres fruitiers au Bénin / CEVASTE

Au cours de cette campagne, plusieurs espèces d\\\’arbres fruitiers ont été plantées, dont des avocatiers, des manguiers, des arbres à pain, des longanes, des palmiers sauvages, des kapokiers, des cacaoyers, des châtaigniers et des orangers. Plus d\\\’une centaine de plants fruitiers ont été mis en terre, symbolisant un pas important vers la création de forêts nourricières et l\\\’autonomisation des communautés locales.

Jean Edwens Daniel, Chargé de projet au CEVASTE, a expliqué que cette initiative s\\\’inscrit dans un projet plus vaste, mis en œuvre dans quatre pays : le Bénin, le Zimbabwe, l’Éthiopie et le Ghana. Au Bénin, le CEVASTE supervise l\\\’exécution du projet dans les communes de Ouidah, Savalou, Lokossa et Comè.

« Cette campagne de plantation d’arbres est organisée avec les jeunes dans le cadre du volet réservé au renforcement de la sensibilisation à la protection de l’environnement et des formations en faveur des jeunes pour qu\\\’ils puissent intégrer l’économie verte », a précisé Jean Edwens Daniel. Il a également mis l’accent sur l\\\’importance des arbres dans l\\\’agroécologie et a annoncé des formations destinées aux agriculteurs, en particulier aux femmes, pour faciliter la transition vers une agriculture agroécologique. Car on peut être sensibilisé sans être formé a-t-il laissé entendre.

La campagne, dirigée par Koutohou Noël Jahways, Assistant administratif et financier au CEVASTE, a été officiellement lancée dans le village de Houakpè-Daho et a également couvert les villages de Sèyigbé et Toligbé. Noël Koutohou Jahways a souligné que ce projet est une suite logique de l\\\’initiative de réintroduction et de valorisation des semences en voie de disparition, ayant déjà permis l’installation de banques de semences dans la communauté de Tori. A l’en croire, cette campagne de plantation d’arbres fruitiers permettra d’autonomiser les communautés en matière de souveraineté alimentaire.

L’Agronome Bôla-nlé Christelle Atondé a partagé avec les jeunes participants des techniques essentielles pour l\\\’entretien et la gestion durable des arbres. Elle a particulièrement insisté sur l’arrosage, la nutrition, la protection contre les nuisibles et les maladies, ainsi que les pratiques de taille et d\\\’élagage.

Lissassi Martine, une participante se réjouit d’avoir pris part  à l’initiative. : « Je me suis intéressée à ce projet parce que les arbres mis en terre peuvent nous donner des fruits à consommer. » Comme Martine, tous les autres participants se sont engagés à prendre soin des arbres pour profiter de leurs fruits à l’avenir. Les jeunes participants, motivés et dynamiques, ont ainsi pris conscience de l’importance des arbres et ont appris les techniques de plantation et d’entretien nécessaires à leur croissance.

Rappelons que cette initiative est soutenue par l\\\’African Biodiversity Network (ABN) avec l’appui technique de Jeunes Alliés de la Nature et Brot für die Welt.

Mahougnon Josué Tchagnonsi




Bénin : la plateforme de mobilité, RMobility, lance son service de Voiture de Transport avec Chauffeur

Reconnue et régulièrement utilisée au Bénin comme plateforme de covoiturage, RMobility franchit une nouvelle étape en lançant son service de Voiture de Transport avec Chauffeur (VTC) le vendredi 07 juin à Cotonou.

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Une nouvelle ère s’ouvre pour le transport en commun et la mobilité urbaine à Cotonou, capitale économique du Bénin. Après trois ans d’activité en tant qu’application de covoiturage, RMobility étend ses services pour inclure le VTC, avec des opérations débutant ce vendredi.

« Chez RMobility, nous croyons fermement que la mobilité doit être accessible, sécurisée et pratique pour tous. En lançant notre service de VTC, nous visons à offrir une solution de transport plus flexible et plus efficace aux habitants du Bénin. Car, nous avons observé une demande croissante pour des options de transport modernes et fiables, et c\\\’est exactement ce que notre service de VTC apporte », rassure Raynald Ballo, dirigeant de RMobility.

Une flotte de plus d’une cinquantaine de véhicules, identifiés ou non par le logo RMobility, sera disponible pour desservir les habitants de Cotonou et ses environs. Pour ce lancement, des offres exclusives sont proposées, incluant une réduction de 20% et le don d’une carte carburant de 5000 FCFA JNP dès le premier trajet.

Raynald Ballo précise : « Avec nos offres de lancement attractives, nous voulons encourager les utilisateurs à découvrir les avantages uniques de RMobility, tout en soutenant nos conducteurs avec des incitations significatives. Notre objectif est de transformer la manière dont les gens se déplacent, en mettant la technologie au service de leur confort et de leur sécurité. »

Pour accéder à l’application RMobility, il suffit de la télécharger depuis l\\\’App Store, Google Play Store ou AppGallery, de créer un compte avec son numéro de téléphone, de compléter son profil et d\\\’explorer les services de covoiturage, location de véhicule, courses en taxi, billets de bus et d\\\’événements.