Projet Adapt-WAP : Mieux aguerris, les acteurs formés de la périphérie du parc W s’expriment

Face à la récurrence des problèmes environnementaux, il est nécessaire de préparer des hommes et des femmes capables à transformer leurs communautés en partageant la bonne nouvelle. C’est fort de cela que le Projet Adapt-WAP a initié une formation à l’endroit des techniciens, vulgarisateurs agricoles et des enseignants sur des notions de grande préoccupation.

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Ainsi, le 15 et 16 Août derniers, des acteurs ont suivis une formation sur le changements climatique, la gestion des durable des terres et la gestion des risques et catastrophes.

Au total, quarante-cinq acteurs issus des domaines de l’agriculture, de l’enseignement, de la santé et des collectivités locales intervenant dans la zone périphérique du parc W ont participé activement à ladite formation.

Une formation, au terme de laquelle les participants sont sortis mieux aguerris. En effet, c’est ce que laisse entendre AHOKPON Eugène, Infirmier Diplômé d’Etat et Infirmier Major central de la commune de Kandi précisément au Centre de Santé de Ganssoussou, « C’est une belle initiative qui m’a permis de comprendre comment régler les problèmes liés à la terre, à la faune et au climat. Aujourd’hui, toutes les maladies proviennent de la mauvaise gestion des ressources naturelles en particulier les animaux». C’est pourquoi, souligne-t-il, il nous a été appris au cours de cette formation le travail en synergie avec les autres techniciens à savoir les forestiers, les techniciens agricoles pour sensibiliser les populations auxquelles nous appartenons ».

Quant à ABDOU Issa, Instituteur et Directeur de l’Ecole Primaire Publique Monsey-Houssa dans la commune de Karimama, la formation est venue à point nommé. « En impliquant tous les acteurs, le projet Adapt-WAP démontre que nous sommes tous concernés par les changements climatiques, la gestion durable des terres et la gestion des risques et catastrophe » a-t-il confié tout en estimant que la mise en application des leçons de la formation à travers des séquences de classe, profiterait aux élèves.

ISSA BIO Sounon, enseignant au collège général de Arbonga dans la commune de Banikoara, se réjouit à son tour de se retrouver au sein de l’équipe chargée de sensibiliser les populations afin de prévenir les catastrophes.

Ces acteurs formés demandent tous à être suivis de près pour que les objectifs escomptés soient atteints. Ils souhaitent qu’un creuset soit créé pour faciliter le partage de l’information.

Rappelons que ces acteurs, formés aux soins des experts nationaux et internationaux, ont à leur tour la noble tâche de former un nombre important de producteurs, d’élèves et d’écoliers dans chacune de leurs communes. Au menu, les mêmes thématiques à savoir la gestion durable des terres, les catastrophes naturelles, le changement climatique, l’éducation environnementale et la communication participative pour le développement dans la périphérie du parc W.

Les dés sont donc jetés pour mieux impacter les populations riveraines du parc W afin que la résilience des écosystèmes face au changement climatique soit non seulement renforcée, mais aussi, les moyens de subsistance des populations du parc s’améliorent.

Constance AGOSSA




Le projet Adapt-WAP renforce les capacités des acteurs de la périphérie du parc Pendjari

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Parvenir à un changement de paradigme pour la Gestion Durable des Terres (GDT), la préservation de l’environnement et l’adaptation aux effets néfastes du changement climatique. C’est l’objectif visé par le projet Adapt-WAP en initiant une série de formation à l’endroit des acteurs au niveau des communes riveraines du complexe WAP.

Après Kandi, c’est Natitingou qui accueille la formation pour le compte de la zone périphérique du parc de la Pendjari. Plus d’une quarantaine de participants sont présents à cette formation qui s’est ouverte officiellement le jeudi 18 août 2022 à l’hôtel Kantaborifa de Natitingou.

Après les mots de bienvenue du Représentant du directeur du parc national de la Pendjari, du Représentant de la Directrice Général de l’Agence Territoriale de Développement Agricole, pôle 3 et du Représentant du chef d’inspection forestière de l’Atacora, le Directeur départemental de l’Agriculture de l’Élevage et de la Pêche de l’Atacora, Eliab BIAOU dans un bref rappel, a attiré l’attention des participants sur la relation entre l’action anthropique, la pression sur les ressources naturelles et la sécurité alimentaire.

Il a souhaité que les savoirs et connaissances à acquérir puissent être bien assimilés pour une lutte efficace contre le changement climatique, la dégradation des terres au niveau des terroirs riverains du parc de la Pendjari.

« Aucune lutte efficace ne se mène sans la connaissance » dira le coordinateur du projet Adapt-WAP, Commandant Benoît NOUHOHEFLIN. C’est pourquoi justifie-t-il, le projet Adapt-WAP a été initié pour renforcer vos capacités en matière d’adaptation au changement climatique, à la gestion durable des terres et la gestion des risques et catastrophes. Il n’a pas manqué dans son allocution d’exhorter les participants à prêter une attention particulière aux différents enseignements. Car rassure-t-il, les résultats de cette formation seront le levier sur lequel s’appuiera le projet pour impacter davantage les populations.

Dans son message de lancement officiel des travaux de l\\\’atelier de formation au nom de madame le Préfet de l’Atacora, KORA Maguidi, en se référant à l’enthousiasme et à l’engagement de tous les participants, espère avoir de cette session de formation, des approches de solutions pour la bonne gestion des actions périphériques autour des réserves de la faune dans la zone d’intervention du parc de la Pendjari.

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Encore faut-il rappeler que cette formation qui a débuté à Kandi et qui s\\\’achève à Natitingou, est en phase avec la vision du gouvernement du Président Patrice Talon, parce que s’intégrant bien dans les axes stratégiques 6 et 7 de son Programme d’Action. Elle est réalisée dans le cadre du projet régional Adapt-WAP et mis en œuvre par le gouvernement du Bénin à travers le Ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable en collaboration avec l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS).

Gilles YINGO




Projet Adapt-WAP : Techniciens, vulgarisateurs agricoles et enseignants de la périphérie du parc Pendjari désormais mieux aguerris

Ils sont nombreux à participer à la formation des formateurs initiée par le Projet Adapt-WAP sur le changement climatique, la gestion durable des terres et la gestion des risques et catastrophes qui s’est tenue à Natitingou du 18 au 19 Août 2022. Il s’agit de quarante-cinq acteurs composés des techniciens, des vulgarisateurs agricoles et des enseignants des écoles et collèges de la zone périphérique du parc Pendjari ayant suivis ladite formation.

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À l’issue de cette formation marquée par des sessions de sensibilisation, de communication et de renforcement de capacité, les techniciens, et les enseignants de la zone riveraine du parc de Pendjari sont formés sur les bonnes pratiques de gestion durable des terres, l’adaptation au changement climatique, la gestion des catastrophes naturelles et sur la communication participative pour le développement.

IBRAHIMA SADOU Mohamadou est un conseiller en diversification agricole à la cellule communale de Matéri. En raison de l’avancée du désert qu’il observe dans sa communauté, il s’est engagé à informer les producteurs sur les méthodes d’adaptation au changement climatique avec pour priorité l’agriculture respectueuse de l’environnement, l’adoption des variétés à cycle court et le reboisement.

Comme lui, ISSAKA Alcazar, instituteur et Directeur de l’École Primaire Publique Bounkossorou de Kouandé, entend donner le meilleur de lui-même pour la réussite de la mission qui lui est assignée en tant que formateur dans sa localité. Quant à SAMBO ADAM Soulemane du collège Nassoukou à Kouandé, plus d’excuse d’être ignorant. Il affirme savoir désormais comment se comporter vis-à-vis du climat, de la terre, des risques et des catastrophes.

Nicolas ATCHADE, Capitaine des Eaux, Forêts et Chasse, Chef cantonnement forestier des 2KP a pour sa part fait remarquer que les activités anthropiques ont un réel impact sur les forêts alors que c’est grâce à ses ressources qu’on arrive à mieux réguler le climat. C’est pourquoi, il souhaite faire des acquis de cette formation un grand écho dans ses communes d’intervention.

À DOUFFON Désiré, Médecin Chef au centre de Santé de Kérou d’avouer que c’est pour une première fois qu’une formation réussit à fédérer une diversité d’acteurs autour des questions liées au changement climatique, à la gestion durable des terres et à la gestion des risques et catastrophes. « Je suis plus que jamais mieux formé pour porter le message à mon entourage », a-t-il déclaré.

Le chargé de mission du Préfet de l’Atacora, KORA Maguidi a par ailleurs insister sur le suivi, « Nous allons veiller au suivi post-formation pour que les notions acquises des différentes expériences partagées, des bonnes pratiques enseignantes à l’occasion de cette formation soient efficacement répercutées sur les populations concernées ».

Des fruits qui doivent porter la promesse des fleurs au regard de la qualité des connaissances, des expériences et des bonnes pratiques apprises aux participants. Tels des soldats en mission, ces différents acteurs, techniciens, vulgarisateurs agricoles et enseignants disposent désormais d’un arsenal au complet pour l’atteinte de la vision du projet Adapt-WAP qui consiste au renforcement de la résilience des écosystèmes face au changement climatique et à l’amélioration des moyens de subsistance des populations du complexe WAP.

Megan Valère SOSSOU




Touché par le débordement du fleuve Pendjari, Toucountouna appelle à l’aide

Alors que le bulletin d\\\’alerte aux inondations mettait en garde contre des niveaux d’eau élevés dans la basse vallée de l’Ouémé et dans le bassin du fleuve Niger, c\\\’était sans compter que le fleuve Pendjari déborderait en provoquant des inondations.

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En effet, les populations de Toucountouna se sont vues la semaine du 05 au 11 empêchées de mener leurs différentes activités. Et pour cause, le pont qui servait de liaison entre Tampatou et Toucountouna ne supporte plus l\\\’affluence de l\\\’eau.

Selon des sources concordantes, ce petit pont qui date des années 70 et qui raccorde les populations au marché central de Toucountouna vient d’être envahi par les eaux du fleuve Pendjari.

Les populations ne sachant plus à quel sein des vouer, lancent une alerte aux autorités à divers niveaux afin de construire une infrastructure qui puisse supporter l\\\’affluent de l\\\’eau et remplacer ainsi l\\\’ancien et petit pont.

Christiane AKOTEGNON




Projet Benkadi : la PASCiB œuvre pour le financement climatique au Bénin

La commune de Bopa abrite depuis hier, un atelier de renforcement des capacités sur la finance climatique et autres fonds soutenant la GDT au Bénin, dans le cadre du projet Benkadi.

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Officiellement lancé le jeudi 15 septembre 2022 à l’Hôtel Chez Théo à Possotomè, l’atelier, initié par la Plateforme des acteurs de la société civile au Bénin (PASCiB), a réuni plus d’une cinquantaine d’acteurs engagés dans les défis du changement climatique. Un tremplin de deux jours, qui informera ces ONG et OSC des opportunités à saisir pour la promotion de l’adaptation basée sur les écosystèmes.

‹‹ Travaillons ensemble dans la même direction pour réduire les vulnérabilités face aux changements climatiques ». C’est autour de ce thème que se dérouleront les différentes communications prévues ces deux jours de formation.

Pour le lancement officiel, après les mots de bienvenu et de gratitude du SP de la PASCiB, parole est donnée au Président pour présenter l’enjeu dudit atelier. « Nous avons remarqué que non seulement les informations utiles n\\\’existent pas à tous les niveaux, individuellement, les organisations ont des informations et passent dessus. Ensuite, même si les informations existent, il y a toute une série de procédure, des mécanismes, des canevas et des compétences techniques qu\\\’il faut avoir pour pouvoir mobiliser ces fonds ».

C’est le constat qu’a fait Aurélien Atidégla, avant de revenir sur l’importance dudit atelier. À l’en croire, cette rencontre va permettre d’une part à toute l\\\’équipe de Benkadi, d\\\’avoir une vue complète sur les mécanismes existant aussi bien au niveau national, régional qu’international.

D’autre part, elle permettra à tous les partenaires directs de mise en œuvre de Benkadi, ainsi que les OSC membres des différents réseaux d\\\’être outillés, préparés pour mutualiser leurs efforts et prendre des initiatives conjointes pour pouvoir relever les différents défis liés aux changements climatiques. « Voilà le caractère innovateur de cet atelier », a précisé le Président de la PASCiB.

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Nécessité de développer le financement climatique au Bénin

Apollinaire Gnanvi, Directeur général du Fond National pour l\\\’Environnement et le Climat (FNEC) a officiellement lancé cet atelier à Possotomè, au nom du ministre du cadre de vie et du développement. Abordant les opportunités de financement et comme pour répondre à l’attente des participants, le DG en dénombre autant au niveau de l\\\’adaptation au changement climatique qu’au niveau de l\\\’atténuation au changement climatique. Il n’a pas manqué de rappeler les différents engagements pris par le gouvernement dans les accords internationaux pour atténuer les effets du changement climatique.

Ainsi, les ambitions du Bénin s’élèvent à 10.515, 88 milliards de dollars, soit 5 257 milliards 940 millions de Fcfa. La mobilisation des ressources financières pour endiguer les chocs climatiques et protéger les écosystèmes, est donc à cœur du gouvernement. Et pour bénéficier de ces financements, il faudrait nécessairement passer par les entités accréditées comme le FNEC, le PNUD, la FAO, etc.

Quant aux critères, il clarifie. « D\\\’abord, il faut exister et démontrer les normes physiciennes de base, c’est-à-dire tout ce qui concerne le conseil d\\\’administration, les procès-verbaux, les états financiers, etc. Ensuite, il faudrait que les structures se mettent au pas, démontrer qu\\\’elles sont responsables.

Enfin, il faudrait que le cycle de gestion du projet soit bien démontré afin que les mécanismes financiers puissent comprendre les capacités qui existent en matière de suivi évaluation et des projets et du reportage. Par ailleurs, la théorie de changement est impérative, car l’on doit sentir dans les activités la culture du changement ».

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Les attentes des participants sont donc énormes et précises. C’est ce que souligne la participante Christelle Dakpogan Houngbedji, paticipante, Directrice exécutive de l’Organisation pour le développement durable et la biodiversité (ODDB ONG).

« Le présent atelier est pour nous l\\\’occasion de découvrir les fonds disponibles pour les ONG en matière de climat, de gestion des terres, les critères d’éligibilité, dans le but d\\\’atténuer les effets du changements climatiques, mais aussi d\\\’avoir des stratégies d\\\’adaptation », a-t-elle martelé, avant de rappeler les défis liés aux changements climatiques, notamment l’engagement de tous les acteurs.

À noter que cet atelier-ci bénéfique pour les ONG et OSC connaît son épilogue ce jour et rentre dans le cadre du projet Benkadi. Faut-il le rappeler, Benkadi est un projet sous régional qui vise à améliorer qualitativement l’efficacité des politiques publiques sur le changement climatique au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Mali. Il permettra de réduire les vulnérabilités face aux changements climatiques principalement dans les secteurs agricoles et de l’eau.

Au Bénin, il est coordonné par la PASCiB et touche cinq départements, soit 10 communes, à savoir : Grand Popo et Athiémé dans le Mono, Aguégués et Dangbo dans l’Ouémé, Ouinhi et Zakpota dans le Zou, Dassa et Ouèssè dans les Collines, Karimama et Malanville dans l’Alibori.

Arsène AZIZAHO




Les institutions régionales ouest-africaines en marche vers la COP27

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Dans la perspective de la 27ième Conférence des Parties (COP27) de la Convention Cadre des Nations Unies contre les Changements Climatiques (CCNUCC) qui se tiendra à Sharm El-Sheik en Egypte du 6 au 18 novembre 2022, les institutions d’intégration régionale ouest-africaines se préparent activement pour une participation commune.

Premier jalon de cette participation conjointe, l’atelier régional de préparation aux négociations climat.

Cette coopération régionale renforcée est le fruit de plusieurs années de partenariat, notamment autour de la préparation des négociations internationales sur le climat. Historiquement, les institutions régionales (CEDEAO, UEMOA, CILSS et BOAD) s’unissent et organisent chaque année un atelier régional de préparation aux COPs avec les négociateurs des Etats membres pour discuter des priorités et enjeux de la région. Comme à l’accoutumée, les discussions de cette année seront animées par le Groupe Régional d’Appui aux Négociations Internationales sur le Climat (GRANIC) de la CEDEAO et feront l’objet d’une position commune régionale qui sera publiée à l’ouverture de la COP27.

L’atelier se tient du 27 au 29 septembre à Lomé au Togo avec une nouvelle composante scientifique coordonnée par le CILSS. Des travaux de mesure et de suivi du carbone en Afrique de l’Ouest seront présentés pour notamment approfondir les connaissances des négociateurs sur le potentiel de stockage de carbone des différents écosystèmes rencontrés dans leurs pays.

L’Afrique de l’Ouest, une région unie dans la lutte contre les changements climatiques

Pour symboliser cette collaboration régionale, un pavillon ouest-africain sera érigé à la COP27, COP africaine. Co-piloté par la Commission de la CEDEAO et la BOAD en partenariat avec l’UEMOA et le CILSS, ce pavillon sera équipé d’une salle de conférences et constituera une plateforme de choix pour valoriser l’action climat des institutions régionales ainsi que celle de leurs Etats membres, renforçant ainsi la voix de l’Afrique de l’Ouest sur la scène internationale climat.

Plus qu’un symbole, ce pavillon témoigne de la volonté des institutions régionales de renforcer leur coopération autour du défi commun que constitue la question des changements climatiques. Cette approche vise une meilleure coordination et efficacité de la réponse à apporter au bénéfice des populations de la région.

Le maître mot de cette coopération est la complémentarité entre les mandats régionaux respectifs et l’action des Etats membres. C’est l’intervention coordonnée des différents leviers des institutions régionales qui leur sont propres (financements, renforcement de capacités, dispositif politique et règlementaire, ressources scientifiques) qui permettra un soutien efficace et effectif aux Etats membres dans la mise en œuvre de leurs Contributions Déterminées au niveau National (CDN) sous l’Accord de Paris sur le climat. Cette coopération répond ainsi à un principe de solidarité régionale et incarne l’adage « Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ».

2022, une année symbolique de l’engagement climat des institutions régionales ouest-africaines

L’année 2022 marque l’aboutissement du processus d’élaboration de la Stratégie Régionale Climat de la CEDEAO et son plan d’actions à l’horizon 2030, adoptés par la Quatre-Vingt-Huitième Session Ordinaire du Conseil des Ministres de la CEDEAO tenue du 30 juin au 1er juillet 2022 à Accra au Ghana. Pilotée par la Commission de la CEDEAO, la stratégie régionale incarne la collaboration entre institutions régionales ouest-africaines. La BOAD, l’UEMOA et le CILSS ont été parties prenantes au processus d’élaboration et seront partenaires dans la mise en œuvre.

En adoptant cette stratégie, la CEDEAO s’engage aux côtés de ses quinze (15) Etats membres pour faire du climat une priorité de l’action politique de la région, en cohérence avec sa Vision 2050, en partant du constat que les impacts du changement climatique sont transfrontaliers et que c’est ensemble que les Etats membres de la CEDEAO peuvent relever ce défi. C’est aussi l’opportunité d’élever la voix de la région sur la scène internationale, en portant les messages d’une région unie et solidaire dans la négociation sur le climat.

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Gestion des inondations à Cotonou : le Ministre TONATO fixe une nouvelle échéance

Après le rendez-vous manqué de 2020 qu\\\’il s\\\’est lui-même donné pour mettre fin aux inondations à Cotonou, le gouvernement béninois à travers José Didier TONATO, son ministre en charge du Cadre de Vie et du Développement Durable, annonce une nouvelle échéance pour finir avec ce problème majeur que subit la grande ville de Cotonou.

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En effet, au cours de l\\\’émission \\\ »le gouvernement en action\\\ » de la Télévision Nationale, le ministre, après s\\\’être expliqué longuement sur la gestion des inondations dans le littoral, annonce une nouvelle date pour mettre fin au phénomène. À l\\\’en croire d\\\’ici à 2026, il n\\\’y aura plus d\\\’inondations à Cotonou. Selon le ministre, << le Programme d\\\’Assainissement Pluvial de Cotonou, un programme qui fait, 264 milliards de nos francs avec 8 partenaires qui font confiance au Bénin pour délivrer en 5 ans, un programme qui est prévu pour être abouti dans le meilleur des cas en 2038. Donc en 2026, Cotonou sera définitivement hors d\\\’eau. Les inondations seront derrière nous. Le PAPC c\\\’est comment est-ce qu\\\’on met en place un plan directeur d\\\’assainissement de la ville où tous ces caniveaux qui longent la voirie doivent se déverser dans de grands collecteurs pour qu\\\’en période de pluie, en période de montée des eaux, les quartiers soient définitivement hors d\\\’eau. Le plan d\\\’assainissement vient donc consolider le projet asphaltage…>>.

S\\\’ils sont moins nombreux à espérer que cette fois-ci les fruits portent la promesse des fleurs, la majorité des béninois pense que cette sorte d\\\’excuse n\\\’est qu\\\’un aveu d\\\’impuissance et d\\\’échec.

Rappelons que le Bénin, à l\\\’instar des autres pays de la sous région ouest africaine, vit une intensification des extrêmes climatiques dont l\\\’inondation entre juin et le mois d\\\’octobre de chaque année.

R. D.




Sensibilisation au reboisement pour lutter contre le changement climatique : La Cité Fidèle à travers sa Compagnie GIDASA pose un grand acte à l\’Université de Parakou

Dans la matinée de ce samedi 18 juin 2022, la Compagnie du Groupe d\\\’Installation et d\\\’Aménagement des Sites Agricoles (GIDASA) de la \\\ »Cité Fidèle\\\ » pose un grand acte d\\\’écocitoyenneté à travers la mise en terre d\\\’une centaine de plants d\\\’arbre.

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C\\\’est autour du thème : Un arbre, une vie, une nation que les membres de cette organisation, accompagnés de quelques personnalités de l\\\’Université de Parakou, ont célébré l\\\’édition 2022 de l\\\’activité de sensibilisation sur l\\\’importance du reboisement suivie de la mise en terre de plusieurs espèces d\\\’arbres.

À la suite de la présentation de l\\\’ordre du jour de l\\\’activité par le chargé de protocole, Ferdinand EGAH, le Président de la Compagnie GIDASA, Maxime GBOKPANNON s\\\’est réjoui de la présence effective des différents acteurs invités à cet événement. C\\\’est pour nous un réel plaisir de vous voir ici présents pour honorer cette édition de sensibilisation qu\\\’organise la Compagnie GIDASA, a-t-il laissé entendre dans son discours.

A en croire, le Président, l\\\’objectif principal de cette activité est de sensibiliser les populations et de les encourager au reboisement. Car, justifie-t-il, les effets des changements climatiques tels que la mauvaise répartition des pluies, les excès de chaleur et les inondations sont principalement dus à la destruction de nos patrimoines forestiers à travers la déforestation.

Selon le Chef Service Assainissement de ce haut lieu du savoir, Dr. Ichaou Mounirou, cette activité a tout son sens. Nous savons aujourd\\\’hui que l\\\’arbre joue un rôle déterminant dans la vie de l\\\’Homme. Les étudiants au niveau du campus ont besoin des endroits pour respirer de l\\\’air frais aux heures de pause, et c\\\’est pour cela que nous sensibilisons aujourd\\\’hui la jeunesse sur l\\\’importance de l\\\’arbre, a-t-il précisé.

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Après le lancement officiel de l\\\’activité par le parrain de l\\\’événement, Dr. Frédéric KOMBIÉNI, Chef Département de Géographie de l\\\’Université de Parakou, les membres et invités de la Compagnie GIDASA ainsi que les autorités universitaires présentes, ont procédé à la mise en terre de la centaine de plants d\\\’arbre prévus à cet effet. Ces plants composés de Gmelina arborea, de Khaya senegalensis, de Ceïba pentadra et en majorité de Terminalia superba, sont plantés sur une superficie de 1600 m².

Cette action écologique de la Compagnie GIDASA traduit son engagement à contribuer à la lutte contre le changement climatique. Un engagement qui mérite d\\\’être encouragé selon le parrain, Dr Frédéric KOMBIÉNI qui trouve que : la Compagnie GIDASA est un groupe de jeunes très dynamiques qui a besoin du soutien de tout le monde. Il a ensuite profité pour rappeler la nécessité de veiller rigoureusement sur les plants mis en terre, afin que les objectifs visés à la suite de cette activité soient atteints.

La Cité Fidèle à travers sa Compagnie GIDASA vient ainsi confirmer sa fidélité à son engagement de lutte contre le changement climatique par le reboisement.

Venance A. TOSSOUKPE




WASCAL/CCBAD: Bourses de Master et de Doctorat en Changement climatique, Biodiversité et Agriculture durable

Le centre d\\\’excellence WASCAL/CCBAD lance un appel à candidature.

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PROGRAMME MASTER
Les candidats(es) de toutes nationalités titulaires d‛une Licence ou d‛un diplôme équivalent à la licence dans les disciplines concernées, peuvent soumettre un dossier de candidature :

  • Master en changement climatique, biodiversité et services écosystémiques : Être titulaire d‛une licence en sciences biologiques ou disciplines équivalentes.
  • Master en changement climatique et agriculture durable : Être titulaire d‛une licence en agriculture ou disciplines équivalentes.

PROGRAMME PhD en CHANGEMENT CLIMATIQUE
Les candidats(es) de toutes nationalités titulaires d‛un Master recherche (ou équivalent) peuvent soumettre un dossier de candidature pour le PhD.
NB : Tout (e) candidat (e) de nationalité ivoirienne doit s’inscrire obligatoirement au test de recrutement de PhD organisé par les écoles doctorales de l’Université Félix Houphouët Boigny (UHFB).

ATOUTS SUPPLEMENTAIRES

  • Avoir au moins un bon niveau en français et un niveau moyen en anglais;
  • Avoir au moins la Mention Assez Bien dans le dernier diplôme ;
  • Age limite 30 ans, excepté ceux justifiant d‛une activité professionnelle.

DOCUMENTS DE SOUMISSION
Le dossier de candidature à envoyer par mail doit comporter dans l’ordre indiqué, les pièces suivantes dans un fichier unique PDF :
1 – La lettre d’engagement dûment remplie (Télécharger ici),
2 – Le CV détaillé comportant les contacts d’une personne référence académique de la structure universitaire d’origine,
3 – Une lettre de mise à disposition de l’employeur (pour les travailleurs),
4 – Une copie du baccalauréat et de chaque diplôme universitaire,
5 – Les relevés de notes de tous les diplômes universitaires,
6 – Une copie de la pièce d’identité (CNI)
7 – Une lettre de motivation adressée au coordonnateur
8 – Une note conceptuelle ou projet de thèse pour les PhD.
9 – La photocopie du reçu de versement des frais d’analyse de dossiers.

FRAIS DE SOUMISSION
Analyse des dossiers : 20 000 FCFA (Non remboursable).
Le paiement se fait en ligne via le lien suivant: https://wascal-ci.org/money/
NB : – Tout dossier incomplet sera rejeté.

  • Les candidatures féminines sont vivement encouragées.

DATE LIMITE DE DEPOT DE CANDIDATURE
Les dossiers sont reçus jusqu’au 15 Juillet 2022 à 23 h 59 GMT aux adresses suivantes : concours@wascal-ci.org
Pour plus de détails https://wascal-ci.org/?q=appel-2022
(+225) 07 08 20 29 20 // info@wascal-ci.org // Pôle Scientifique et d\\\’Innovation – UFHB

https://wascal-ci.org/?q=appel-2022




BENKADI-Bénin : la PASCiB forme les ONG partenaires et les CSPDL des communes concernées

Dans la matinée de ce lundi 20 juin 2022 à l’Hôtel Bel Azur de Grand Popo s’est ouvert un atelier de formation organisé par la Plateforme des Acteurs de la Société Civile du Bénin (PASCiB) à travers le projet BENKADI. Cet atelier réuni une quarantaine de participants issus des Organisations Non Gouvernementales, recrutées dans le cadre des Conventions de partenariats PASCiB-BENKADI et les Chefs des Services de Planification et Développement Local (CSPDL) des dix (10) communes d’intervention du projet, à savoir Karimama, Malanville, Dassa Zoumè, Aguégués, Dangbo, Grand Popo, Ouèssè, Athiémé, Ouinhi et Za-kpota.

L\\\’objectif est de renforcer les capacités techniques aussi bien des agents mis à la disposition par les ONG sélectionnées que des CSPDL des communes d’intervention du projet BENKADI. Elle porte sur la participation citoyenne, le plaidoyer, le lobbying, l’approche basée sur les Ecosystèmes et les enjeux actuels.
Pour le Président du Conseil d’Administration de la PASCiB, Dr. Ir Aurélien ATIDEGLA à l’ouverture, cette rencontre est très déterminante pour le projet BENKADI. Parce que, justifie-t-il, elle réunit à la fois des acteurs stratégiques et opérationnels qui vont prendre connaissance des enjeux, des résultats attendus afin de pouvoir travailler efficacement dans leurs communautés respectives. Il espère que les participants partent mieux aguerris et puissent renforcer leurs structures de base avant de remercier le soutien des partenaires dans la lutte contre le changement climatique au Bénin. Cette rencontre, a-t-il conclu, permettra de prendre un départ assez musclé pour affronter les défis liés à la mise en œuvre du projet BENKADI.

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Tout en ouvrant officiellement l’atelier de formation, le Directeur de Cabinet du Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Dossa AGUEMON, n’a pas manqué, à son tour, d’inviter les participants à se décomplexer pour mieux apprendre. « Vous êtes sur un chantier extrêmement plein d’enjeux, et dont l’avenir tient le monde, va-t-il lancer. Il a pour finir invité, formateurs et participants à donner le meilleur d’eux-mêmes pour que les objectifs du projet soient atteints.

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C\\\’est donc parti pour quatre jours de riches travaux aux termes desquels, les organisations non gouvernementales partenaires et Chefs Services de Planification et Développement Local seront en mesure, une fois dans leurs différentes communes, de travailler efficacement avec les autres acteurs de la société civile locale, des acteurs publics et privés.
D\\\’ailleurs, pour le chargé du Projet BENKADI, Sagbo Damien DJODJO KOUTON, cette activité est une suite logique des enjeux échangés à la Cop 15 Abidjan sur la désertification. Pour l’atteinte des objectifs de cette rencontre, il se rassure de la rigueur qui a abouti à la sélection des Organisations Non Gouvernementales qui sont nanties d’expérience en matière de facilitation, de développement communautaire à la base.

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Mais, en dehors du renforcement de capacité, du plaidoyer, du suivi évaluation, le projet BENKADI intègre également le genre et l’inclusion dans son approche, dira, Marie Odile COMLANVI HOUNTONDJI, Experte Genre et Inclusion du projet BENKADI.
Toutefois, précise-t-elle, les Organisations Non Gouvernementale étant la cheville ouvrière du projet BENKADI, elles contribueront à intégrer les besoins et les priorités des femmes, des jeunes et des personnes handicapées dans le Plan de Développement Communal et l’approche basée sur les Écosystèmes.
Rappelons que les différents appels lancés à l’endroit des bénéficiaires se résument à un engagement franc afin de travailler ensemble dans la même direction au sens étymologique du mot BENKADI.

Megan Valère SOSSOU