L\’IA dans la santé, l\’agriculture et l\’environnement: le LABEF/UAC mobilise les chercheurs africains

Depuis ce lundi 29 janvier 2024, le Bénin accueille la Conférence Humboldt sur l\\\’Intelligence Artificielle en Agriculture, Santé et Environnement. Organisé par le Laboratoire de Biomathématiques et d\\\’Estimations Forestières (LABEF/FSA/UAC), cet atelier constitue une occasion pour les chercheurs de dévoiler les avancées dans ces domaines.

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L\\\’Afrique peut s\\\’appuyer sur l\\\’intelligence artificielle pour faire face à de nombreux défis entravant son développement, notamment dans les secteurs de l\\\’agriculture, de la santé et de l\\\’environnement. La richesse des travaux présentés depuis ce lundi à la Conférence Humboldt sur l\\\’Intelligence Artificielle en Agriculture, Santé et Environnement qui se déroule à Abomey-Calavi en est une preuve.

Cette conférence, organisée avec le soutien de la Fondation Alexander von Humboldt (Allemagne), mobilise des experts et des chercheurs du Bénin, du Cameroun, du Nigeria, du Ghana, du Sénégal, du Rwanda, de la Côte d\\\’Ivoire, du Cap-Vert, de la Guinée et de l\\\’Allemagne.

\\\ »Il est utile que les chercheurs dans le domaine de l\\\’IA fédèrent les efforts, harmonisent les pratiques et les objectifs de recherche pour plus d\\\’impact. C\\\’est à juste titre que nous organisons cette conférence sur l\\\’IA pour présenter les résultats de recherche, les perspectives, ainsi que les collaborations\\\ », a déclaré le Professeur Romain GLELE KAKAI, Directeur du Laboratoire de Biomathématiques et d\\\’Estimations Forestières (LABEF/FSA/UAC).

En réalité, l\\\’intelligence artificielle et l\\\’apprentissage automatique constituent l\\\’un des axes de recherche de ce laboratoire, membre de Artificial Intelligence for Africa Development. Actuellement, un post-doctorat, 6 doctorants et des mastorants travaillent sur des thèmes de recherche en lien avec les applications de l\\\’IA en santé, en agriculture et en environnement.

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Le Directeur du LABEF/FSA/UAC a saisi l\\\’occasion pour remercier la Fondation Alexander von Humboldt pour son appui. \\\ »Depuis 2007 que je suis entré dans la famille Humboldt à travers la bourse post-doctorale, la fondation ne cesse de soutenir différentes initiatives que je porte. Une présentation sera faite sur la fondation et ses activités pour permettre à tous d\\\’être informés et de postuler à leurs programmes de financement\\\ », a-t-il martelé.

Des avancées significatives

Les communications présentées au cours de cette conférence dévoilent les réalisations et avancées du point de vue scientifique, ainsi qu\\\’au niveau des start-ups de l\\\’IA dans les domaines de la santé, de l\\\’agriculture et de l\\\’environnement en Afrique. Il en est de même des défis liés à la mise en œuvre et au déploiement des technologies d\\\’IA dans ces trois secteurs en Afrique et des projections.

Pour le Secrétaire Général du Ministère de l\\\’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, l\\\’Afrique reste le continent de l\\\’avenir, et des innovations sont nécessaires dans les secteurs de l\\\’agriculture, de la santé et de l\\\’environnement pour améliorer la sécurité alimentaire sur le continent, la gestion des maladies et l\\\’accessibilité aux soins de santé, ainsi que la gestion des écosystèmes environnementaux et naturels.

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\\\ »Le gouvernement de la République du Bénin en a d\\\’ailleurs fait une grande priorité à travers le Ministère du Numérique et de la Digitalisation du Bénin, avec par exemple le projet Sèmè City dont le campus est en cours de construction à Ouidah sur environ 350 hectares et devrait être opérationnel pour la rentrée 2025\\\ », a-t-il fait savoir.

Dans son discours, la représentante de la Fondation allemande Alexander Von Humboldt, le Dr. Charlotte Baeuml, a souligné que l\\\’intelligence artificielle est l\\\’une des choses les plus importantes de notre époque à mettre au service de la santé, de l\\\’agriculture et de l\\\’environnement.

\\\ »Le déploiement du numérique en agriculture peut constituer un véritable levier pour contribuer à la transformation des systèmes agricoles et alimentaires face aux effets néfastes des changements climatiques\\\ », explique le doyen Professeur Bonaventure Ahohuendo, doyen de la Faculté des Sciences Agronomiques de l\\\’UAC.

Le Recteur de l\\\’Université d\\\’Abomey-Calavi, Prof Félicien Avléssi, a souligné que l\\\’intelligence artificielle s\\\’offre comme une opportunité pour résoudre certains problèmes majeurs, optimiser certaines activités humaines du secteur agricole comme le semis, l\\\’entretien des cultures et les récoltes. Cette conférence va permettre de discuter des projections de l\\\’intelligence artificielle dans la santé, l\\\’agriculture et l\\\’environnement en Afrique.

Isidore ATINDEYETIN




Combattre la Désinformation : un grand défi pour la planification familiale au Bénin

Alors que le Bénin s’est engagé au Partenariat de Ouagadougou à faire passer le taux de prévalence contraceptive moderne chez toutes les femmes de 11,7 % à 18 % en 2026, c’est sans compter sur les rumeurs et fausses informations qui circulent au sujet de la contraception au Bénin.

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Selon les données de la 5e enquête démographique et de santé au Bénin, seuls cinq pour cent des jeunes femmes du département du Couffo, où se trouve Aboloumè, utilisent des méthodes contraceptives modernes. Ce faible taux s\\\’explique en grande partie par la propagation de mythes et de fausses informations au sein de communautés conservatrices.

Amour Priscille AGUIAR, sage-femme et spécialiste en santé sexuelle et reproductive, explique que de nombreuses rumeurs sont basées sur des \\\ »on-dit\\\ » plutôt que sur des expériences réelles. Elle qui a longtemps servi au Centre de Santé de Akassato dans la commune de Abomey-Calavi, l’une des villes populaires du Bénin, a elle-même été témoin de cas de désinformation, tels qu\\\’une femme prétendant qu\\\’un dispositif intra-utérin s\\\’était déplacé dans la gorge de sa sœur, provoquant une opération chirurgicale. En réalité, il s\\\’agissait d\\\’un goitre non lié au dispositif.

Même s’il existe quelques effets secondaires liés à certaines méthodes contraceptives, les avantages de l\\\’utilisation des contraceptifs l’emportent largement.

Nécessité de combattre les informations anti-contraceptives

Edwige BINAZON, journaliste spécialisée dans la vérification des informations à UNICEF Bénin et activiste des droits en santé sexuelle et reproductive, relève des progrès significatifs au Bénin, mais souligne que les informations correctes ne sont pas encore accessibles à tous. Elle plaide pour la création d\\\’un répertoire des fausses informations afin de mieux orienter la lutte contre la désinformation.

Les adolescentes et les jeunes sont particulièrement exposés aux conséquences de la désinformation, avec des grossesses non intentionnelles et des infections sexuellement transmissibles en hausse. Le rapport 2022 du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) estime qu\\\’environ 12 millions de grossesses non intentionnelles surviennent chaque année dans le monde, avec des naissances de plus en plus rapprochées au sein des couples.

Pourtant, selon les estimations de données réalisées en 2021 par Track20 grâce à l\\\’utilisation de contraceptifs, 140 000 grossesses non intentionnelles pourraient être évitées, ainsi que 52 000 avortements non sécurisés. De plus, 410 décès maternels pourraient être évités chaque année au Bénin.

Il est donc impératif de lutter contre les rumeurs et les fausses informations afin de promouvoir efficacement la planification familiale, que ce soit en milieu rural ou urbain. Si de telles désinformations étaient déconstruites dans l\\\’entourage de dame Nondi, elle ne serait pas aujourd\\\’hui confrontée à la difficulté de subvenir aux besoins de huit enfants à seulement 25 ans.

L’engagement du tous les acteurs

« La taille d’une population et sa jeunesse peuvent être un atout, son augmentation trop rapide est un frein pour son développement, quand dans un pays la demande en matière d’éducation, de santé et de l’emploi croît beaucoup trop vite que l’investissement et l’offre dans ces trois domaines, le pays s’appauvrit », avait déclaré le Président de la République du Bénin, Patrice Talon au cours d’une interview accordée au média français Le Figaro.

En claire, le président Patrice Talon soutient que l\\\’explosion démographique constitue un frein au développement, et la responsabilité de tous les acteurs est nécessaire pour atteindre cet objectif.

Pour y parvenir, il faut miser sur l’engagement des activistes, des agents de santé, des Organisation de la Société Civile, des gouvernants et aussi bien des femmes que des hommes. A cet effet, les personnes ressources rencontrées recommandent de profiter des opportunités de sensibilisation à la maternité pour mieux informer les femmes. Des campagnes d\\\’information, y compris des cliniques mobiles au sein des communautés et des campagnes digitales, sont nécessaires pour lutter efficacement contre la désinformation et atteindre les objectifs de planification familiale au Bénin.

Megan Valère SOSSOU




FOGEKA ONG : CINQ (05) ANS DE DEVOUEMENT POUR LA PROTECTION DE L\’ENVIRONNEMENT EN AFRIQUE

Créée le 31 Mars 2018, la Force du Génie Kongolais pour l\\\’Avenir (FOGEKA ONG) célèbre ses cinq (05) années d\\\’existence, marquées par un engagement inébranlable en faveur de l\\\’environnement, de la paix et du social. Cette organisation non gouvernementale de droit congolais s\\\’est démarquée par ses actions concrètes et son impact positif dans divers domaines.

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Sur le front de la paix, Fogeka s\\\’est vaillamment investi dans la démobilisation totale des éléments du mouvement Kamuina Nsapu, ainsi que dans la résolution des conflits tribaux et ethniques, œuvrant sans relâche pour la réconciliation entre les différentes communautés. Son action a contribué à apaiser les tensions dans certaines régions du pays et à instaurer un climat de stabilité propice au développement.

Quant au volet social, Fogeka a mis en place des coordinations dans onze provinces du pays, totalisant ainsi 17 396 membres répartis à travers tout le territoire national. L\\\’ONG s\\\’est également engagée à soutenir les plus vulnérables de la société. À ce jour, elle prend en charge 142 enfants orphelins en leur fournissant un cadre de vie sûr et approprié. De plus, 46 enfants bénéficient d\\\’un soutien scolaire pour leur permettre d\\\’accéder à une éducation de qualité. L\\\’ONG accompagne également 68 femmes veuves, les soutenant dans leur parcours difficile et leur offrant un appui financier.

Dans le domaine crucial de l\\\’environnement, Fogeka a accompli un travail remarquable en plantant pas moins de 99 989 arbres sur une superficie de 7 hectares. Cette initiative s\\\’étend également aux zones urbaines et périurbaines grâce aux cotisations de ses membres et au soutien de ses partenaires. La protection de l\\\’environnement est la priorité absolue de Fogeka, qui multiplie les sensibilisations l\\\’assainissement et le reboisement, tout en assurant une formation continue pour éveiller les consciences aux effets des combustibles fossiles sur le climat.

Parmi les réussites de Fogeka figure également un programme dédié à l\\\’autonomisation des femmes, qui a permis à 126 d\\\’entre elles de bénéficier d\\\’un fonds destiné à soutenir leurs activités commerciales. Cette démarche essentielle contribue à renforcer la place des femmes dans la société et à favoriser leur indépendance économique.

Des actions au-delà du territoire congolais

Fort de son engagement et de ses résultats probants, Fogeka ONG s\\\’est étendue au-delà des frontières congolaises et est désormais présente dans trois pays : le Congo-Brazzaville, la Côte d\\\’Ivoire et l\\\’Angola. Ce rayonnement régional témoigne de l\\\’importance de son action et de son influence grandissante dans la lutte pour la préservation de l\\\’environnement et la construction d\\\’un monde plus durable.

FOGEKA ONG tient à féliciter chaleureusement les autorités du pays pour leur soutien indéfectible et leur accompagnement dans la réalisation de ses projets. Elle adresse ses remerciements particuliers à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l\\\’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi qu\\\’à des personnalités éminentes telles que le Professeur et Sénateur Evariste BOSHAB, le Directeur Général Martin LUKUSA, la distinguée Première Dame honoraire Maman Olive Lembe, le Prophète Khonde, le Père Jean Marie Bukasa et Madame Thérèse Kanjinga Nkolomoni, pour leur soutien sans faille.

Megan Valère SOSSOU




DECHETS PLASTIQUES A PARAKOU: UNE MENACE POUR LA SANTE ET L\’ENVIRONNEMENT

Plus de 500 à 1000 milliards de tonnes de sachets plastiques sont produits dans le monde chaque année, selon une enquête de Greenberry. C\\\’est l\\\’une des pollutions environnementales les plus avancées et les plus dangereuses de la planète.

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À Parakou, la situation n\\\’est pas non plus reluisante. Sachets en plastique, bidons de jus de fruits et d\\\’eau minérale jetés ci et là, c\\\’est le constat qui se dégage dans la 3 ème ville à statut particulier du Bénin.

L\\\’une des causes de l\\\’insalubrité à Parakou est l\\\’insuffisance et le manque de proactivité des structures de précollecte d\\\’ordures qui, selon les citoyens, manquent de moyens pour intervenir dans toutes les maisons. «A Parakou, il n\\\’y a pas de système de récupération à travers la ville. Ce qui fait qu\\\’après usage, les bidons en plastiques sont jetés n\\\’importe où», a laissé entendre Dominique Tognisso, étudiant résidant à Parakou. Certains citoyens préfèrent brûler les déchets plastiques lorsque ceux-ci deviennent encombrants. C\\\’est le cas de Latifah Bio vendeuse de jus qui, après usage de ses bidons, ne trouve d\\\’autres solutions que de les brûler. «Je réutilise les bidons pour mon commerce, mais quand ce n\\\’est plus bon, j\\\’essaie de les brûler», a t-elle déclaré. Toute chose qui n\\\’est pas sans effets néfastes sur la santé et l\\\’environnement. Blaise Ali, étudiant en géographie n\\\’en dit d\\\’ailleurs pas le contraire. «Quand on brûle les plastiques, ça pollue l\\\’environnement et ça dégrade l\\\’écosystème», a t-il confié. «Parce-que même quand tu sens l\\\’odeur issue de l\\\’incinération des déchets plastiques, tu te rends compte que les plastiques sont composés de produits nuisibles», a t-il ajouté.

L\\\’incinération des déchets plastiques est l\\\’une des causes du réchauffement climatique, ceci du fait des gaz à effet de serre qui sont émis lors de l\\\’incinération de ces déchets plastiques, selon les experts en changement climatique.

Au regard des dangers que causent les déchets plastiques, Il est impératif que dirigeants et citoyens prennent conscience de la situation, pour agir en faveur de la protection de l\\\’environnement. Ce qui passe par la mise en application des textes et lois qui régissent le cadre de vie.

Germain ALOZE




ATELIER CAMPAGNE IMET 2023 DES RESERVES DE BIOSPHERE L\’EFFICACITE DE GESTION DE LA RESERVE DU MONO EVALUEE

L’étape d’évaluation de l’efficacité de gestion de la réserve de biosphère du Mono s’est achevée ce jeudi 20 juillet 2023. Pendant 72 heures plusieurs acteurs clés ont été réunis à Grand-Popo par le Projet Benkadi pour cet exercice dont la finalité est d’appuyer le Centre National de Gestion des Réserves de Faune (Cenagref) pour actualiser des Plans d’Aménagement et de Gestions(Pag) des réserves du Mono et ensuite de la basse vallée de l’Ouémé en y intégrant les aspects changement climatique et genre avec une planification des activités sur les 10 années à venir.

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Pour ce processus d’actualisation du Pag du Mono, la phase campagne Imet d’évaluation a réuni entre autres : des Maires, des cadres du cenagref, les Accb, le Maep, la Dgefc, le comité national Mab Unesco etc. En expliquant les radars issus de l’évaluation de la gestion antérieure du Pag de la réserve du Mono par l’outil IMET, le Professeur Aristide Téhou a déclaré: « On a le miroir de l’état de gestion de la réserve de biosphère du Mono et on peut apprécier les défis». Le travail de 72h qui s’est fait sur la gestion de cette réserve de 2016 à 2022 a présenté un cycle de gestion avec le premier diagramme qui accorde 63% au contexte, la planification affiche un taux de 42,6 montrant selon le professeur que, la déclinaison du plan de gestion présente des situations parcellaires. Il faut donc travailler à l’améliorer.

Les intrants affichent un très faible taux 13,3%. Et le commentaire qui en découle est que normalement il faut un secrétariat permanent doté d’un budget annuel sécurisé pour la gestion. Selon le professeur Toussaint Lougbégnon, il faut des mesures de préconisations pour améliorer la gestion de la réserve.

Des potentiels existent qu’il faut exploiter, mais le taux de suivi et recherche sur la réserve qui est de 6,27% invite à une ouverture pour que les chercheurs permettent de disposer de plus de données fiables sur la réserve. Si le tourisme affiche un taux de 25,27%, ceci appelle une action des maires pour développer le tourisme afin d’en tirer meilleur profit. Le score de 52,9% que présente la protection/gestion fait constater que du travail se fait. La relation est à 31,4%, la gestion interne affiche 35% et le changement climatique et service écosystémique est au taux de 12%. Il en résulte qu’il y a très peu de suivi effectué, et très peu de travaux scientifiques, alors que c’est cela qui permet de prendre des décisions. Le rapport final présente un indexe de 38,18%.

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Et la conclusion que tire le professeur Aristide Téhou est que si on travaille sur les maillons faibles on peut améliorer les scores. Mais l’inquiétude se situe au niveau du budget sécurisé qui est de zéro. Ce qui n’est pas bon. Il faut donc un secrétariat avec un budget sécurisé pour le développement de la réserve. Désormais aussi, toutes les actions, les investissements doivent être capitalisés.

Nouvelle vision

Après les commentaires sur les diagrammes, le Professeur Toussaint Lougbégnon a fait la restitution du diagnostic de gestion, de définition des objectifs de gestion et de planification des mesures de gestion de la réserve de biosphère du Mono. Cela a permis de projeter une vision pour le site à l’horizon 2033. La présentation du Professeur Toussaint Lougbégnon a été un rapport pour permettre de définir et valider la vision. Un atelier similaire démarre le mercredi sur le Plan d’Aménagement et de Gestions(Pag) de la réserve de la basse vallée de l’Ouémé.

Cell /Com Benkadi




Accès à l\’énergie au Bénin: Un Eldorado d\’opportunités dans les énergies renouvelables malgré les défis à relever

Selon un rapport récent, l\\\’accès de base à l\\\’énergie au Bénin est encore en retard malgré les opportunités offertes par les énergies renouvelables. À l\\\’échelle mondiale, 675 millions de personnes vivent sans électricité, tandis que 2,3 milliards de personnes dépendent de combustibles nocifs pour cuisiner.

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Le Bénin se trouve actuellement à mi-parcours de la période fixée pour la réalisation des objectifs de développement durable à l\\\’horizon 2030. L\\\’Objectif de Développement Durable (ODD) numéro 7 vise à garantir l\\\’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable. La réalisation de cet objectif aurait un impact considérable sur la santé et le bien-être des populations, en les protégeant contre les risques environnementaux et sociaux, tels que la pollution atmosphérique, et en améliorant l\\\’accès aux soins de santé primaires.

Cependant, selon l\\\’édition 2023 du Tracking 7 SDG: The Energy Progress Report, les efforts actuels ne sont pas suffisants pour atteindre l\\\’ODD 7 dans les délais impartis. Bien que des progrès aient été accomplis dans certains domaines spécifiques, comme l\\\’augmentation de l\\\’utilisation des énergies renouvelables dans le secteur de l\\\’électricité, ils restent insuffisants pour atteindre les objectifs fixés dans les ODD.

Par ailleurs, le rapport met en évidence que l\\\’endettement croissant et la hausse des prix de l\\\’énergie compromettent les perspectives d\\\’accès universel aux modes de cuisson propres et à l\\\’électricité.

Selon les projections actuelles, d\\\’ici 2030, 1,9 milliard de personnes seront toujours privées de modes de cuisson propres et 660 millions n\\\’auront pas accès à l\\\’électricité, à moins que des mesures supplémentaires ne soient prises et que les efforts actuels ne soient poursuivis.

Ces lacunes auront un impact négatif sur la santé des populations les plus vulnérables et contribueront à l\\\’accélération des changements climatiques. L\\\’utilisation de combustibles et de technologies polluants pour cuisiner entraîne chaque année 3,2 millions de décès prématurés dus à la pollution de l\\\’air intérieur, selon l\\\’OMS.

En 2021, 91% de la population mondiale avait accès à l\\\’électricité, soit une augmentation par rapport aux 84% de 2010. Cependant, le rythme de cette progression s\\\’est ralenti entre 2019 et 2021, en particulier dans les zones urbaines. En Afrique subsaharienne, 567 millions de personnes n\\\’avaient toujours pas accès à l\\\’électricité en 2021, soit plus de 80% de la population mondiale sans électricité.

Megan Valère SOSSOU




Alerte météorologique au Bénin: Sourires et Précautions pour ce mois d’août

La saison des pluies, bienfaitrice pour les activités agricoles et le moral des populations rurales, peut également se révéler impitoyable lorsque les précipitations deviennent excessives. Ce mois d\\\’août, le Nord du Bénin connaît des pluies particulièrement intenses, entraînant la montée rapide des cours d\\\’eau. Si ces pluies apportent leur lot de bienfaits, elles peuvent aussi susciter des inquiétudes.

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Face à ce risque potentiel, l\\\’Agence Nationale de Protection Civile (ANPC) a pris l\\\’initiative de lancer des alertes préventives. Avec des précipitations fortes et constantes, le spectre des inondations qui ont marqué les années précédentes plane à nouveau. L\\\’ANPC cherche à éviter que ces scénarios se répètent en informant et en sensibilisant la population.

En se basant sur les données météorologiques fournies par METEO Bénin, l\\\’ANPC a identifié plusieurs communes particulièrement à risque. Les communes de Malanville, Karimama, Bonou et Zagnanado sont actuellement en alerte de niveau jaune, signalant un risque accru d\\\’inondations. Ces zones sont sous surveillance, car elles se trouvent dans des bassins hydrographiques sensibles, notamment ceux du Niger et de l\\\’Ouémé.

L\\\’objectif de cette mise en garde est d\\\’inciter chaque citoyen vivant dans ces régions vulnérables à prendre des mesures préventives. Les populations sont encouragées à rester vigilantes et à se préparer en conséquence. Des actions simples, telles que l\\\’évacuation des zones à risque, le stockage de provisions essentielles et la sensibilisation des voisins et des familles, peuvent contribuer à minimiser l\\\’impact potentiel des inondations.

Les autorités locales et l\\\’ANPC travaillent de concert pour mettre en place des mesures d\\\’intervention rapide en cas d\\\’urgence. Des équipes de secours sont prêtes à intervenir pour évacuer les populations en danger et fournir une aide humanitaire si nécessaire.

La saison des pluies, bien qu\\\’offrant une chance de renouveau pour l\\\’agriculture et les régions rurales, nécessite également une approche proactive de prévention des catastrophes. En se préparant en amont et en suivant les recommandations des autorités, les communautés à risque peuvent contribuer à minimiser les pertes humaines et matérielles en cas d\\\’inondations.

Face à la puissance de la nature, la vigilance et la coopération sont les clés pour préserver la sécurité et le bien-être de tous, tout en conservant le sourire même au cœur de la saison des pluies.

Christiane Alfreda AKOTEGNON




Chauves-souris : les héroïnes méconnues de la nature à l’honneur

Aujourd’hui, samedi 26 Août 2023, le monde entier célèbre la nuit internationale des chauves-souris. Ces créatures fascinantes plus scientifiquement appelées chiroptères, suscitent souvent des malentendus et des préjugés injustes au sein de la communauté. Cependant, ces mammifères volants, les seuls de leur genre, utilisant l\\\’écholocation pour se repérer et chasser leurs proies, jouent un rôle vital dans le maintien de l\\\’équilibre écologique. Dans cet article, nous allons plonger dans le monde des chauves-souris, découvrir leurs caractéristiques uniques et explorer leur importance dans la nature.

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Les chauves-souris sont présentes dans presque tous les pays du monde, habitant principalement des grottes, des végétations, et des milieux humides. Au Bénin, on estime qu\\\’il existe environ 54 espèces de chauves-souris, contribuant ainsi à la richesse de la faune du pays.

Malheureusement, comme beaucoup d\\\’espèces animales, les chauves-souris ne sont pas à l\\\’abri des menaces anthropiques. La déforestation, la destruction de leur habitat, et l\\\’urbanisation croissante mettent en péril leur stabilité. Elles sont également chassées, capturées, et prélevées de manière excessive pour la consommation et la commercialisation.

A Parakou, par exemple, des jeunes utilisent des lance-pierres pour attaquer ces animaux inoffensifs. Cependant, certains sages, comme Abel OGUIDI, rappellent que les chauves-souris ne méritent pas d\\\’être abattues. Ces créatures quittent leur habitat lorsqu\\\’elles se sentent perturbées ou menacées. Le manque de compréhension quant à l\\\’importance des chauves-souris dans la régulation des écosystèmes peut expliquer ces menaces.

En réalité, les chauves-souris jouent un rôle écologique crucial. Elles sont de puissants pollinisateurs, contribuant à la reproduction de nombreuses plantes et fleurs, notamment le baobab et l\\\’iroko. Environ 500 espèces de fleurs à travers le monde dépendent des chauves-souris pour leur pollinisation, selon le PNUD.

Outre leur rôle de pollinisateurs, les chauves-souris sont de voraces prédateurs d\\\’insectes. Une petite chauve-souris brune peut consommer jusqu\\\’à son propre poids en insectes, soit environ 600 par heure, ce qui équivaut à une nuit de festin pour ces mammifères. Avoir des chauves-souris près de chez soi peut donc contribuer à réduire les populations d\\\’insectes nuisibles de manière naturelle, sans recourir à des insecticides ou pesticides.

De plus, les chauves-souris se délectent de moustiques, potentiellement porteurs de maladies telles que la dengue, le chikungunya, ou le paludisme, qui sévissent surtout en Afrique.

Le rôle écologique des chauves-souris est donc inestimable. Malgré les préjugés et les perceptions négatives qui les entourent, il est crucial de les protéger contre les multiples menaces auxquelles elles sont exposées. La Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) souligne que de nombreuses populations de chauves-souris sont en régression à travers le monde, en raison des activités humaines et des changements globaux.

Pour le Bénin, renforcer le cadre juridique en faveur de ces créatures est une étape essentielle pour assurer leur protection sur l\\\’ensemble du territoire. En comprenant et en préservant ces mammifères volants, le Bénin et d\\\’autres régions du monde peuvent préserver un équilibre essentiel dans la nature. Les chauves-souris, bien loin des préjugés, méritent notre attention et notre protection pour le bien de notre environnement et de notre planète.

Venance Ayebo TOSSOUKPE




Journée mondiale des vautours : A la découverte des gardiens de vies en déclin

Chaque année, le 1er septembre, le monde entier se rassemble pour célébrer la Journée Internationale des Vautours. Cette journée est bien plus qu\\\’une simple occasion de reconnaître ces majestueux oiseaux charognards. Elle nous rappelle l\\\’importance des vautours dans nos écosystèmes et souligne les menaces qui pèsent sur leur survie.

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Au Bénin, on retrouve aussi le vautour. Communément appelé en langue Fon Aklassou. Ils sont présents particulièrement dans le parc de la Pendjari. Néanmoins quelques individus subsistent en dehors des parcs nationaux, notamment dans les savanes boisées du nord-Bénin, autour des forêts classées des Trois Rivières et de l’Alibori Supérieur. Il s’agit en réalité des vautours africains.

Les vautours africains fréquentent les milieux ouverts moins boisés comme les prairies herbeuses, les savanes, les marécages et les boisements clairsemés. On les trouve également dans les allées d’arbres qui bordent les cours d’eau et dans les broussailles épineuses. Ils sont remarquables là où il y a des troupes importantes de grands mammifères.

Des gardiens de la vie en déclin

Les vautours jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes et sont les gardiens de la vie, nettoyant les paysages de charognes et de carcasses d\\\’animaux morts, évitant ainsi la propagation de maladies potentielles. En éliminant rapidement les restes d\\\’animaux en décomposition, les vautours contribuent à maintenir l\\\’équilibre naturel et à prévenir les épidémies.

Malheureusement, la population de vautours est en déclin à l\\\’échelle mondiale. Les menaces qui pèsent sur ces oiseaux sont nombreuses. L\\\’empoisonnement intentionnel et non intentionnel, souvent causé par l\\\’ingestion de carcasses contaminées par des pesticides ou des médicaments vétérinaires, est l\\\’une des principales causes de décès. La perte d\\\’habitat due à l\\\’urbanisation et à la déforestation, ainsi que le braconnage ciblant les vautours pour leurs organes, contribuent également à la diminution de leurs populations.

Nécessité de mesures de conservation

La Journée Internationale des Vautours ne se contente pas de sensibiliser, elle encourage également des actions concrètes pour protéger ces oiseaux en voie de disparition. Les mesures de conservation comprennent la création de zones protégées pour les vautours, la promotion de pratiques agricoles plus sûres et la régulation stricte de l\\\’utilisation de pesticides et de médicaments vétérinaires. Les gouvernements, les organisations environnementales et les communautés locales sont invités à travailler ensemble pour garantir la survie des vautours.

Megan Valère SOSSOU




L\’AGRICULTURE ÉCOLOGIQUE: UNE VOIE RESPONSABLE POUR PRESERVER LA PLANETE

L\\\’agriculture demeure le secteur d\\\’activité le plus sollicité à l\\\’échelle mondiale, étant l\\\’activité économique la plus cruciale, compte tenu des besoins alimentaires quotidiens de la population mondiale. Toutefois, de nombreux paramètres de production nécessitent une révision pour assurer la durabilité des terres agricoles et garantir la santé environnementale. L\\\’une de ces mesures essentielles est l\\\’adoption de l\\\’agriculture écologique, respectueuse des normes environnementales et dédiée à la préservation de la santé de notre planète.

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La modernisation de l\\\’agriculture grâce à l\\\’utilisation croissante de produits chimiques tels que les herbicides a entraîné une détérioration environnementale significative. Pour préserver l\\\’intégrité environnementale, en particulier des terres agricoles en tant que patrimoine pour les générations futures, il est impératif de faire la transition vers une agriculture écologique. Contrairement à l\\\’agriculture conventionnelle, l\\\’agriculture écologique repose sur des méthodes naturelles et ne tolère pas l\\\’utilisation de produits chimiques agricoles ou la déforestation pour des besoins agricoles.

Bertin Dègnon, un jeune entrepreneur engagé dans l\\\’agriculture durable dans le Nord-Bénin, souligne que l\\\’agriculture écologique protège la terre et exclut l\\\’utilisation de produits chimiques et de désherbants. De plus, elle impose des exigences supplémentaires telles que la préservation d\\\’un certain nombre de plantes sur chaque portion de terre cultivée.

Les acteurs engagés dans la protection de l\\\’environnement, notamment les agriculteurs conscients des dangers potentiels de l\\\’agriculture chimique, voient dans l\\\’agriculture écologique une solution à la crise environnementale et sanitaire imminente. Les produits chimiques agricoles présentent en effet un risque élevé pour la santé, avec des conséquences graves que nous ne pouvons ignorer, comme l\\\’illustre le cas du glyphosate, reconnu par le Centre International de Recherche sur le Cancer de l\\\’OMS en tant que substance probablement cancérigène pour l\\\’Homme.

Au lieu d\\\’utiliser des engrais chimiques, il est possible de recourir à des débris organiques et végétaux comme fertilisants pour les terres agricoles. Des engrais biologiques à base de matière fécale animale peuvent également être fabriqués. Des techniques avancées permettent aujourd\\\’hui de créer des composés végétaux à partir de débris organiques et végétaux.

Il est impératif de mobiliser les organisations non gouvernementales, le gouvernement et tous les acteurs impliqués dans la protection de l\\\’environnement pour rechercher des techniques modernes de production d\\\’engrais biologiques. Ces techniques pourraient couvrir une grande partie de la production agricole, répondre aux besoins nationaux voire régionaux, et constituer une source de revenus. Actuellement, de nombreux agriculteurs se tournent vers les engrais chimiques par manque d\\\’alternatives viables sur le marché.

Le pouvoir de l’information

Les agriculteurs ont besoin d\\\’être informés des avantages de l\\\’agriculture écologique et des dangers liés à l\\\’usage excessif de produits chimiques. Il est crucial de mettre en place une politique de sensibilisation à long terme pour promouvoir un changement de mentalité. En Afrique, en particulier, où l\\\’accent est souvent mis sur les gains économiques au détriment de la santé, cette sensibilisation est essentielle. Si des mesures ne sont pas rapidement prises pour contrer l\\\’agriculture chimique, les terres agricoles se dessécheront et perdront leur fertilité, posant ainsi un risque considérable pour les générations futures.

Germain ALOZE