Sécurité Alimentaire au Bénin : Le projet CASCADE promeut les jardins de case pour renforcer la résilience et l’autonomie des ménages

L’une des habitudes qui s’installent progressivement dans le quotidien des communautés des départements du Couffo, de l’Ouémé et du Zou au Bénin, c’est le développement de petits jardins contigus aux cases. Une approche ayant existé par le passé dans les communautés et qui refait surface grâce aussi au projet CASCADE mis en œuvre par le consortium CARE Bénin/Togo et GAIN, financé par le Ministère des Affaires Etrangères du Royaume des Pays Bas.

Une suite logique des expériences de l’Approche Farmers Fields Business School (FFBS) à travers les unités de Démonstration

Au cours de l’année 2024, l’approche FFBS propre à CARE a été déployée dans les communautés ciblées par le projet CASCADE, afin de mettre en pratique ses principes, notamment dans la production agricole durable et le développement des activités génératrices de revenus (AGR). Ainsi, des unités de démonstration ont été installées avec l’appui des Agences Territoriales de Développement Agricole (ATDA) qui ont accompagné les groupements de producteurs dans les différentes communes d’intervention du  projet. Au terme du processus, des résultats positifs ont été enregistrés, les rendements obtenus ont permis aux communautés de renforcer la sécurité alimentaire et de développer des activités génératrices de revenus. Alors que le projet CASCADE vise spécifiquement entre autres, à améliorer l’accès et la consommation d’aliments sains dans les ménages, les populations ont été outillées à travers les unités de démonstration pour installer et développer les jardins de case au sein des communautés. Albertine ADOGBA membre du groupement « Agri la lumière » dans le village Sota-Aigbadji dans la commune de Bonou est satisfaite de la démarche entreprise par le projet CASCADE : « l’année dernière nous avons cultivé de la grande morelle sur une parcelle de démonstration en appliquant les principes de l’approche FFBS. Nous avons obtenu de très bons rendements.  ce qui a permis à chaque membre de notre groupement de consommer ce légume chez soi. Eensuite, nous avons recu des semences de légumes de la part de CASCADE et chacun a été encouragé à reproduire cela à domicile Et c’est ce que nous avons démarré dans nos maisons. »

Des graines d’espoir plantées au cœur des foyers

Dans les communautés comme Djidja, Toviklin, la prise de conscience de l’importance de manger sainement s’ancre progressivement dans les habitudes. Les petits espaces libres autour des maisons sont désormais mis à profit pour cultiver des légumes frais,  tandis que les cheptels domestiques fournissent des sources accessibles de protéines animales, facilement intégré dans le repas quotidiens. Albertine AFAGNON est émerveillée par le résultat de son petit jardin, qui lui procure des avantages : « Je n’avais pas l’habitude de cultiver des légumes chez moi à la maison. C’est grâce au projet CASCADE que j’ai intégré cette pratique,,  je trouve que c’est une très bonne recommandation. Il suffit que je contourne le mur pour accéder à mon jardin et  cueillir des légumes frais pour ma sauce », raconte-t-elle avec enthousiasme 

Les perspectives pour les jardins de case

L’autonomie alimentaire des ménages constitue un levier essentiel pour  lutter efficacement contre la malnutrition à l’échelle communautaire . Au Bénin, les mois à venir seront déterminants pour l’amélioration de la nutrition dans les communes d’intervention du projet CASCADE notamment à Djidja et à Toviklin où sera mis en œuvre le sous projet dénommé « La nutrition au cœur des activités agricoles dans les communes de Djidja et de Toviklin. » Ce sous projet vise à Promouvoir la consommation durable des rations alimentaires saines dans les ménages agricoles, en accompagnant  10.000 femmes agricultrices dans la production, la transformation et la consommation d’aliments à haute valeur nutritive. Edmond ZINZINDOHOUE, gestionnaire du projet CASCADE clarifie : « L’objectif est que chaque ménage améliore sa consommation de fruits et légumes par sa propre production domestique. Le jardin potager permet à la famille de produire une partie des fruits et légumes qu’elle consomme en maîtrisant la qualité sanitaire des produits, tout en réduisant  les dépenses alimentaire. »

Ainsi le principe « Un potager par case » s’impose progressivement dans les communes comme une véritable révolution silencieuse pour renforcer l’autonomie alimentaire et nutritionnelle des ménages béninois à travers le projet CASCADE.

Bamidélé LAOUROU




Politique Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition au Bénin : la société civile formule ses recommandations

Pour une politique Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition inclusive et efficace au Bénin  l’Alliance de la Société Civile pour l’Intensification de la Nutrition au Bénin (ASCINB) a réuni du 24 au 26 juin 2025 à Grand Popo, une quarantaine d’acteurs clés du secteur. Objectif : permettre aux organisations de la société civile (OSC) de s’approprier la Politique Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition (PNAN) et d’en devenir de véritables partenaires stratégiques.

Pendant trois jours d’intenses travaux, les participants ont découvert en profondeur les grands axes de la PNAN. À travers des présentations détaillées, des échanges participatifs et des travaux de groupe, les organisations de la société civile présente ont pu comprendre les objectifs, les mécanismes de mise en œuvre, mais aussi les limites du document.

Yessoufou Lamidi, Chargé des activités techniques à l’ONG OBEPAB, témoigne, « On a eu à travailler pour comprendre la PNAN, relever les insuffisances qui par la suite ont été formulées en des recommandations à adresser à l’ANAN. »

Ces recommandations concernent notamment le manque de dispositifs de gouvernance clairement définis. Comme l’a souligné Lamidi, « La politique doit disposer d’un comité d’orientation, d’un comité technique et d’un comité d’exécution. Le document de politique doit être accompagné d’un plan d’action. » Dans le cas précis, la Politique fait référence à des programmes, mais les plans d’action n’ont pas été élaborés.

De son côté, Obed Zossou, de l’ONG CIPCRE Bénin, membre de l’ASCINB et Coordonnateur du champ d’action Agriculture Durable, Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (ADSAN)  déplore une exclusion des OSC dans les phases de conception, « Le document de la PNAN est un document très bien riche mais il a été remarqué dans la méthodologie que la société civile n’a pas été associée dans l’élaboration ni à la validation…… L’atelier nous a permis de mieux comprendre et de prendre une position pour que la place de la société civile puisse être reconnue. »

Rakiatou Seydou Tahirou Bada, Chargée de projet SIANSON appelle à une meilleure inclusion des populations vulnérables, « Nous souhaitons que les acquis de cet atelier soient bien pris en compte par l’ANAN, révisés s’il le faut en collaboration avec la société civile………  Il y a des domaines, des dimensions qui n’ont pas été prises en compte tel que la prise en compte des personnes à besoins spécifiques, qui n’est pas détaillée. »

Au terme des échanges, les participants ont adopté une note de position, une feuille de route et une liste de questions prioritaires. Ils se sont engagés à poursuivre leurs efforts à travers le plaidoyer, la sensibilisation, le suivi citoyen et des actions communautaires concrètes.

Pour Ariane Pamela Agbozo de Social Watch Bénin, « L’approche participative de l’atelier a permis d’aboutir à des résultats tangibles à savoir la note de prise de position, la feuille de route et les questions. Notre souhait est de maintenir le niveau d’engagement afin que nous puissions arriver à faire infléchir ceux qui sont en face de nous pour qu’ils puissent intégrer les organisations de la société civile dans le processus de mise en œuvre de cette politique. »

Gaudens Houessionon de l’ONG AUTRE – VIE salue pour sa part la pertinence de la rencontre, « Cet atelier vient à point nommé avec des échanges assez ouverts et riches. »

En clôturant les travaux, Dagbégnon Tossougbo, représentant la Direction de l’Alimentation et de la Nutrition Appliquée (DANA) a  remercié l’ASCINB pour son rôle moteur dans la veille citoyenne ayant abouti à l’appropriation de la PNAN par les organisations de la société civile, « Je voudrais vous exhorter à maintenir ce niveau d’engagement pour que le secteur de la nutrition et de l’alimentation se porte de plus en plus mieux. »

Avec cette initiative, l’ASCINB confirme son rôle de catalyseur entre les institutions publiques et les communautés pour une politique nutritionnelle plus inclusive, équitable et ancrée dans les réalités locales.

Megan Valère SOSSOU




PNAN 2024 : une société civile tenue à l’écart d’une politique qu’elle devra mettre en œuvre

Si la Politique Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition (PNAN), adoptée en juillet 2024, est saluée pour sa vision, sa légitimité est fragilisée par le manque d’implication de la société civile dans son processus d’élaboration. Les acteurs communautaires, pourtant au cœur des interventions de terrain, n’ont pas été pleinement associés. Une exclusion dénoncée par plusieurs ONG, qui alertent sur les risques de non-appropriation locale et d’échec dans la mise en œuvre.

L’Alliance de la Société Civile pour l’Intensification de la Nutrition au Bénin (ASCINB), faitière des organisations de la société civile luttant contre la malnutrition au Bénin n’a pas été associée à la validation du document. Le texte officiel mentionne une consultation large, sans toutefois préciser les entités concernées, laissant planer un doute sur la représentativité réelle et la dimension inclusive du processus.

Une société civile absente du processus d’élaboration

Augustin Babagbeto, Chargé de Programmes à la Mutuelle de Jeunes Chrétiens pour le Développement (MJCD ONG), participant à l’atelier national d’appropriation de la PNAN organisé par l’ASCINB, estime que bien que la Politique Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition parte d’une bonne intention, elle souffre de lacunes majeures qui traduisent une faible implication de la société civile dans son élaboration.

À son avis, si les organisations de terrain avaient été associées, plusieurs de ces faiblesses auraient pu être évitées. Il souligne également qu’un grand nombre d’acteurs locaux ignorent même l’existence du document, ce qui, selon lui, compromet sérieusement son efficacité, puisque ceux chargés de sa mise en œuvre n’en ont pas connaissance ni appropriation. Il est convaincu qu’avec les apports constructifs de la société civile, le tir pourra être corrigé.

A noter que le document adopte une définition classique de la nutrition, centrée sur les processus biologiques. Une vision jugée trop étroite par les experts ayant passés au peigne fin le document. Pourtant, le Professeur Roch Mongbo, expert reconnu, avait proposé une définition plus intégrative, « La nutrition est l’ensemble des processus biologiques, sociaux, psychiques, environnementaux, par lesquels l’organisme humain valorise l’aliment pour la vie. »

Une telle définition aurait permis une meilleure prise en compte des facteurs sociaux, culturels et environnementaux dans la lutte contre la malnutrition.

L’absence d’approche communautaire

La stratégie proposée reste technocratique selon les experts. Elle néglige les dynamiques communautaires et les savoirs locaux. Aucune stratégie spécifique n’est prévue pour mobiliser les bénéficiaires, intégrer leurs réalités ni valoriser les dispositifs communautaires déjà en place, souvent portés par des ONG.

La PNAN n’analyse pas en profondeur les causes structurelles de la malnutrition, notamment les inégalités de genre, les pratiques culturelles, les difficultés d’accès aux soins, ou encore la précarité économique des femmes. Ces dimensions sont pourtant essentielles pour la réussite de toute politique nutritionnelle.

L’Agence Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition (ANAN), chargée du suivi, ne prévoit pas explicitement la participation des organisations de la société civile dans le mécanisme d’évaluation. Où sont les indicateurs ? Où est le plan d’action ?, s’interrogent les organisations de la société civile avant de noter que la société civile est totalement absente du dispositif de suivi comme à l’élaboration.

Vers une meilleure inclusion ?

Face à cette mise à l’écart, la société civile entend apporter ses contributions pour une politique inclusive et réaliste. Des consultations sont en cours actuellement à Grand Popo pour formuler des propositions concrètes afin d’améliorer la politique, renforcer la transparence et garantir l’appropriation communautaire.

Il est évident que sans la mobilisation des organisations de terrain, la PNAN risque de rester un texte sans effet. Une politique publique qui ne s’appuie pas sur ceux qui œuvrent au quotidien pour la nutrition est vouée à l’inefficacité.

Megan Valère SOSSOU




Mobilisation régionale pour la nutrition : l’ASCINB porte la voix du Bénin à Lagos

Du 9 au 14 juin 2025, l’Alliance de la Société Civile pour l’Intensification de la Nutrition au Bénin (ASCINB) a pris part à la rencontre régionale annuelle des Alliances de la Société Civile SUN de l’Afrique de l’Ouest, du Centre et des îles (Comores et Madagascar), tenue à Lagos, au Nigeria. Cet événement a réuni les représentants de 22 pays autour du thème : « Une société civile plus forte pour accélérer les progrès en matière de nutrition ».

Dans un contexte de crises multiples — conflits, changement climatique, insécurité alimentaire, inégalités structurelles, et faiblesse des systèmes de santé —, les participants ont unanimement reconnu les défis persistants que pose la malnutrition dans la région. Ils ont aussi pointé les retards dans l’atteinte des objectifs 2030, exacerbés par un financement insuffisant et une faible coordination.

Face à cette situation, les délégués, dont l’ASCINB, ont réaffirmé leur engagement collectif à mettre fin à la malnutrition sous toutes ses formes, en renforçant leur collaboration avec les gouvernements, les Nations unies, les donateurs, le secteur privé et les communautés.

Les participants ont également réaffirmé leur volonté de poursuivre leurs efforts en faveur de la nutrition, en dépit des contraintes financières et des contextes souvent difficiles.

La déclaration finale appelle les gouvernements à instaurer un environnement propice à l’action de la société civile, fondé sur la transparence, la participation et la redevabilité. Elle les exhorte également à reconnaître pleinement le rôle stratégique des Alliances SUN dans la gouvernance des politiques de nutrition, et à accroître les ressources financières nationales allouées à ce secteur vital.

Les institutions régionales et le secteur privé sont, de leur côté, encouragés à investir durablement dans le renforcement institutionnel des alliances, en soutenant leur ancrage communautaire, leur capacité de plaidoyer et leur autonomie financière.

Quant aux partenaires techniques et financiers, la déclaration les invite à maintenir, voire renforcer leur soutien, afin de préserver les acquis obtenus et de favoriser la mise à l’échelle des solutions locales.

À l’issue de cette rencontre, les Alliances de la Société Civile SUN se déclarent « renforcées, alignées et mobilisées » pour intensifier leur engagement en faveur de l’élimination de la malnutrition en Afrique de l’Ouest, du Centre et des îles.

L’ASCINB, par sa présence, a réaffirmé sa détermination à jouer un rôle central dans la lutte contre la malnutrition au Bénin et à contribuer aux dynamiques régionales, dans un esprit de solidarité et d’engagement collectif.

Lire la Déclaration finale de cette rencontre ici

Megan Valère SOSSOU




Le projet CASCADE pour des régimes alimentaires sains et équilibrés dans les cantines scolaires

Le programme des cantines scolaires du gouvernement du Bénin reçoit un appui important du projet CASCADE mis en œuvre par le consortium CARE et GAIN. Plusieurs millions de francs CFA investis par des communes du nord et du sud pour l’amélioration de la nutrition des élèves fréquentant 5709 écoles publiques à cantine. Des résultats positifs motivés par les interventions du projet CASCADE au bout de deux années d’intervention.

Cantine scolaire
Des élèves d’une cantine scolaire

Au Bénin, le programme des cantines scolaires est l’un des programmes phares du gouvernement visant à offrir un repas chaud par jour aux écoliers des établissements publics.  Depuis 2018, la première initiative dénommée Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré (PNASI) avait pris en compte des écoles primaires publiques autrefois sans cantine scolaire. Dans un article de 2022 sur l’état d’avancement des cantines scolaires, publié sur le site officiel du gouvernement, le budget consacré aux cantines scolaires est passé de 1,5 milliard en 2016 à 48,7 milliards de Francs CFA en 2022”. Malgré ces investissements, les cantines scolaires semblent ne pas satisfaire la qualité nutritionnelle et sanitaire des repas chauds servis aux écoliers. Cette situation a été évoquée par les acteurs du système éducatif et demeure un souci permanent aux membres des Cadres de Concertation Communale (CCC). Le suivi des services de nutrition offerts dans les communes constitue une activité importante du projet CASCADE. A cet effet, pour améliorer les services de nutrition, le projet CASCADE en collaboration avec ses partenaires et les CCC, a identifié le service ‘’ qualité des aliments servis par les cantines scolaires’’ pour apprécier la qualité des repas dans les 20 communes d’intervention du projet. L’approche Carte Communautaire de Performance (CCP) a été utilisée pour évaluer ce service ; rappelons que la CCP est un outil participatif de redevabilité sociale pour améliorer la qualité et la performance des services offerts aux communautés avec l’implication des acteurs de prise de décision ; Eudes HOUGBENOU, Assistante du gestionnaire du projet CASCADE souligne : « Il a été jugé pertinent pour CASCADE de réaliser la Carte Communautaire de Performance, afin de rapprocher les bénéficiaires et les prestataires de ce service. Cela facilitera la mise en œuvre d’un mécanisme de redevabilité, essentiel pour améliorer les performances des services. ». A ce titre, elle a permis de recueillir les perceptions des bénéficiaires sur le service de nutrition évalué et de proposer des actions de mitigation. A Kalalé dans le département du Borgou, malgré les efforts fournis au profit des cantines scolaires, la qualité des repas servis aux enfants reste à améliorer. Un fait que confirme Taïrou BANI KAO, Directeur de l’école primaire publique de Bessassi groupe A : « La difficulté que nous avons souvent, c’est une question de qualité. Les repas sont préparés sans des protéines ».

Après le diagnostic posé par le projet CASCADE à travers la Carte Communautaire de Performance (CCP), le projet a procédé à la formation des cadres techniques des communes sur l’outil Score d’Intégration de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle SISAN. A la suite de ces deux initiatives plusieurs millions ont été votés dans le budget 2024 en faveur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (SAN). Aussi, les Plans Annuels d’investissement (PAI) et plan de Travail Annuel (PTA) 2025 ont-ils connu une amélioration importante pour la prise en compte de la SAN. Au total, dix millions ont été décaissés par le budget communal au titre de l’année 2024 pour achat d’aliments de source protéinique et distribués aux écoles à cantines. « Avec le projet CASCADE, le conseil communal a compris qu’il faut accompagner le programme alimentaire des cantines, et ceci, en inscrivant des lignes de nutrition dans le budget communal. Et individuellement, il y a des élus qui sortent de l’argent de leur poche pour soutenir les cantines scolaires » a souligné Monsieur Sidi SIAKA le deuxième adjoint au Maire de Kalalé. Cet apport du conseil communal et des élus locaux grâce au projet CASCADE a eu des effets positifs ressentis dans les assiettes des enfants. Selon Taïrou BANI KAO : « Le projet CASCADE a pu convaincre la mairie qui appuie depuis 2024 en condiments comme des poissons, des œufs, des épices…et nos enfants ont aujourd’hui la chance d’être bien servis et de manger un repas complet».

A Klouékanmè dans le département du Couffo, les soixante-quinze écoles de la commune sont également impactées positivement par les interventions du projet CASCADE. Hormis les descentes inopinées qu’organisent fréquemment les membres du comité de supervision à travers le CCC, pour analyser les conditions d’hygiène des repas destinées aux enfants dans les cantines, c’est le conseil communal qui a appuyé les cantines avec un budget de trois millions de francs CFA. La question va au-delà d’une simple alimentation. Mais c’est un sujet qui détermine la qualité de la ressource humaine que le Bénin désire pour l’avenir. Pour Monsieur Aimé AKANDO, premier Adjoint au Maire de Klouékanmè : « Si on n’est pas sûr de garantir la qualité des repas à nos enfants, on n’est pas sûr non plus de garantir une bonne santé à nos enfants qui sont tenus de nous remplacer ».

Les perspectives du projet CASCADE pour les cantines scolaires sont grandes d’ici 2026, année qui marquera la fin du projet. L’implication des Mairies, des groupements AVEC, l’Union Communale des Producteurs, des communautés et des élus dans la gestion des cantines ; la disponibilité d’eau potable dans toutes les écoles à cantines, l’adoption des bonnes pratiques d’hygiènes et la diversification alimentaire dans les écoles à cantine sont entre autres des actions que projettent CASCADE.

A travers ces différentes actions, le projet CASCADE devient un véritable appui pour la bonne nutrition des enfants dans les écoles publiques qui est une priorité pour le gouvernement béninois.

Bamidélé LAOUROU




Nutrition : 07 raisons de consommer du Gombo

Dans l\\\’univers souvent méconnu des trésors nutritionnels, le gombo, ou okra, émerge comme une étoile discrète mais puissante. Originaire d\\\’Afrique, ce légume à la texture unique, prisé pour sa capacité à lier les soupes, révèle une panoplie impressionnante de bienfaits pour la santé. Voici un regard approfondi sur sept raisons impérieuses de faire une place de choix au gombo dans votre alimentation.

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Étant l\\\’un des légumes les plus riches en vitamine C, le gombo offre une alliée précieuse dans la lutte contre l\\\’asthme. Des études, telles que celles publiées dans la revue médicale Thorax, ont démontré que la vitamine C peut significativement atténuer les symptômes asthmatiques, surtout chez les enfants.

Avec sa forte teneur en fibres, le gombo est un atout de taille dans la bataille contre le cholestérol. Des recherches ont montré qu\\\’une consommation modérée de gombo peut entraîner une baisse notable du \\\ »mauvais\\\ » cholestérol, contribuant ainsi à une meilleure santé cardiovasculaire.

Les études ont également révélé que le gombo peut jouer un rôle dans la régulation des niveaux de sucre dans le sang. Cela en fait un choix judicieux pour les personnes atteintes de diabète, offrant un soutien supplémentaire à leur gestion de la glycémie.

Grâce à sa teneur en vitamine C, le gombo est un véritable booster pour le système immunitaire. En favorisant la production de globules blancs et en agissant comme un puissant antioxydant, il renforce les défenses naturelles de l\\\’organisme et combat le vieillissement cutané.

Des recherches ont suggéré que la consommation régulière de gombo pourrait réduire le risque de maladies rénales, en particulier chez les personnes diabétiques. Ces conclusions soulignent l\\\’importance potentielle du gombo dans la promotion de la santé rénale.

Le gombo est riche en vitamines essentielles telles que A, B (B1, B2, B6), C, ainsi qu\\\’en zinc, calcium et acide folique. Cette combinaison de nutriments en fait un choix optimal pour les femmes enceintes, favorisant un développement cellulaire sain pour le fœtus.

Enfin, le gombo peut également être utilisé pour soulager la fièvre. Que ce soit sous forme de tisane préparée avec ses graines sèches ou en bouillon avec des graines en poudre, il offre un soulagement naturel et efficace.

Bien que souvent négligé, le gombo mérite une place de choix sur nos tables pour ses multiples bienfaits pour la santé. Que ce soit dans une soupe traditionnelle ou sous forme de plat exotique, intégrer le gombo à votre alimentation peut vous aider à atteindre vos objectifs de santé et de nutrition pour toute la population béninoise.




Nutrition au Bénin: Voici les meilleures sources de vitamines pour les enfants et les femmes

Le Bénin, riche en diversité culturelle et en ressources naturelles, abrite un trésor souvent sous-estimé : ses aliments nutritifs. Dans un pays où la malnutrition demeure un défi, il est essentiel de mettre en valeur les meilleures sources de vitamines essentielles pour les femmes et les enfants, des couches sensibles de notre société.

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Voici un aperçu d\\\’alicaments régulièrement présents au Bénin

Le Moringa : Aussi connu sous le nom d’« arbre miracle », le moringa offre une gamme d\\\’utilisations allant de la racine à la feuille. Riche en vitamines A et C, ainsi qu\\\’en minéraux tels que le calcium et le potassium, il combat diverses affections telles que le diabète, l’hypertension et les ulcères, tout en préservant les tissus des reins, du cœur et du foie. Cette superaliment se déguste en sauce, en infusion, incorporé à des boissons ou sous forme de préparations pour desserts ou smoothies.

Le Fonio: Traditionnellement cultivé et consommé en Afrique de l’Ouest, le fonio est une céréale appréciée pour son goût délicat. Sans gluten et bénéfique pour la santé, cette céréale résistante à la sécheresse est riche en fer, acides aminés, zinc, magnésium, vitamines B1 et B3, ainsi qu\\\’en phosphore.

Le Pois Bambara: Cette légumineuse à grains, au goût rappelant celui de l’arachide, est une excellente source de protéines, de méthionine et de sélénium. Résistante et adaptée aux conditions de sécheresse, elle offre des rendements raisonnables même sur des sols peu fertiles, tout en favorisant la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins et l’absorption du zinc.

Le Gombo: Véritable concentré de vitamines, minéraux et nutriments, le gombo est un précieux allié pour la santé. Il régule le cholestérol, favorise la satiété grâce à sa teneur élevée en fibres, renforce le système immunitaire et préserve la santé rénale, en particulier chez les personnes diabétiques. Riche en vitamines A, B et C, ainsi qu\\\’en zinc, calcium et acide folique, il est recommandé pendant la grossesse.

Le Baobab: Symbole emblématique de l’Afrique, le baobab offre une multitude de bienfaits. Sa pulpe, connue sous le nom de \\\ »pain de singe\\\ », est réputée pour ses propriétés antidiarrhéiques, anti-inflammatoires et analgésiques, ainsi que pour sa richesse en calcium, vitamine C, potassium, phosphore et fer. Il constitue un aliment idéal pour prévenir la dénutrition chez les personnes âgées et est très apprécié des femmes enceintes pour ses nombreux micronutriments et antioxydants.

La Patate douce, une culture omniprésente sur le continent, est une source riche en vitamine A, cruciale pour la santé oculaire des enfants et le bien-être des femmes enceintes.

Les Ignames: Riches en vitamine B6, les ignames sont un pilier de l\\\’alimentation africaine, essentielles pour le développement neurologique des enfants.

Les Noix de cajou: En plus d\\\’être une collation délicieuse, les noix de cajou fournissent de la vitamine K, bénéfique pour la coagulation sanguine et la santé osseuse.

Le Poisson : Les variétés riches en oméga-3 offrent une source importante de vitamine D, de calcium et de protéines, favorisant ainsi un développement sain chez les enfants.

Ces sources de vitamines essentielles témoignent de la richesse naturelle du Bénin et de son potentiel à nourrir ses populations de manière saine et équilibrée. En intégrant ces aliments nutritifs dans leur alimentation quotidienne, le Bénin peut faire un pas de géant vers une nutrition saine et durable. Le combat de plusieurs programmes et projets de développement dont le Projet CASCADE porté par l\\\’ASCINB.

Megan Valère SOSSOU




Retour sur le Forum Régional des Médias sur la Santé Infantile, la Vaccination et la Nutrition à Cotonou

Le vendredi 22 décembre 2023, la salle de conférence de l\\\’UNICEF Bénin a servi de cadre à l\\\’atelier de restitution de Cotonou sur le premier Forum Régional des Médias sur la Santé Infantile, la Vaccination et la Nutrition. Un rendez-vous important qui a rassemblé une vingtaine de journalistes, membres du REMAPSEN, toutes catégories de presse confondues.

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Dans son discours d\\\’ouverture, Mickael TCHOKPODO, le coordonnateur national du REMAPSEN au Bénin, a souligné le rôle essentiel de l\\\’UNICEF dans la concrétisation de cet événement. « Si l\\\’initiative du forum a prospéré, c\\\’est grâce au soutien indéfectible du bureau régional de l\\\’UNICEF, qui a vu dans l\\\’idée de ce forum la preuve de l\\\’engagement des journalistes pour une cause noble : les enfants, l\\\’avenir de toute nation », a-t-il déclaré. Il a également exprimé sa conviction que cet atelier marquera le début d\\\’une collaboration durable entre l\\\’UNICEF Bénin et le REMAPSEN Bénin.

Aude Rigot, Cheffe du Bureau UNICEF Bénin, a ouvert officiellement l\\\’atelier en félicitant la coordination du REMAPSEN Bénin pour le respect de son engagement. Elle a salué l\\\’organisation de l\\\’atelier de restitution du premier forum des médias sur la santé infantile, la vaccination et la nutrition, qui s\\\’est tenu du 21 au 23 novembre 2023 à Lomé, au Togo. C’est une chance pour le REMAPSEN de tenir cet atelier à quelques jours du prochain cycle de programme de Coopération 2024 – 2026 de l’Unicef Benin.

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Au cœur des débats, un panel dédié à la santé infantile, la vaccination, et la nutrition au Bénin, animé par les experts Nicole Paqui, Bonaventure Muhimfura, et Amany Faustin Yao. Cet atelier a été l\\\’occasion d\\\’échanger sur l\\\’état des lieux, les progrès réalisés, et les perspectives à venir en matière de santé infantile en Afrique de l\\\’Ouest et du Centre, ainsi que sur la vaccination des enfants et la nutrition.

De façon générale, il est à retenir que de 2019 à 2023, des avancées significatives ont été accomplies en termes de baisse de la mortalité des enfants de moins de 5 ans, passant de 115 pour mille en 2014 à 80 pour mille en 2022, soit une réduction de 35 points.

Malgré ces progrès encourageants, il demeure impératif de persévérer les acquis, car certaines données continuent de susciter des inquiétudes. Notamment, le constat selon lequel 43% des nourrissons de moins d\\\’un an n\\\’ont pas bénéficié de tous les vaccins recommandés demeure préoccupant. De plus, il est alarmant de noter qu\\\’un sur deux enfants de moins de 5 ans présente un retard de croissance, signalant ainsi une problématique persistante à résoudre.

La rencontre a également été marquée par la lecture des recommandations issues du forum régional porté sur le thème \\\ »Rôle et responsabilité des médias dans la promotion de la santé et de la nutrition en Afrique\\\ ». Ces recommandations offrent une feuille de route précieuse pour les médias engagés dans la promotion de la santé en Afrique.

Cet atelier de restitution à l\\\’UNICEF Bénin est une preuve de plus de l’engagement des médias béninois en faveur de la santé des enfants, de la vaccination et de la nutrition. Il témoigne du pouvoir des médias dans la sensibilisation et la promotion des enjeux sanitaires. Un rendez-vous qui laisse entrevoir une collaboration fructueuse entre l\\\’UNICEF et le REMAPSEN Bénin.

Megan Valère SOSSOU




Coup d’envoi officiel de la Campagne nationale de Plaidoyer pour l’Intensification de la Nutrition au Bénin

Placée sous le sceau de la Journée Internationale des Femmes Rurales, célébrée sous le thème \\\ »Les femmes rurales cultivent la bonne nourriture pour toutes et tous,\\\ » la conférence de presse consacrée au lancement officiel de la campagne nationale de plaidoyer pour l\\\’intensification de la nutrition a eu lieu ce Dimanche 15 octobre 2023 à Cotonou.

Cette initiative portée par l\\\’Alliance de la Société Civile pour l’Intensification de la Nutrition au Bénin (ASCINB) dans le cadre du projet CASCADE, visant à sensibiliser les autorités et l\\\’opinion publique nationale et internationale sur les défis liés à la nutrition, en particulier dans les zones rurales du Bénin. Cette campagne a pour objectif principal d’influencer les politiques et stratégies actuelles et celles qui seront adoptées dans le futur fin qu’elles créent un environnement favorable pour l’atteinte des objectifs stratégiques de CASCADE.

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Lancement officiel de la CaNPIN

Dans son message de lancement officiel, Aurélien ATIDEGLA, Président du Conseil d\\\’Administration de l\\\’ASCINB a déclaré que la campagne se veut une occasion unique de mettre en lumière le rôle essentiel des femmes rurales dans la nutrition et le développement durable. Et pour cela, explique-t-il, cette Journée Internationale des Femmes Rurales offre une plateforme exceptionnelle pour sensibiliser sur les défis auxquels sont confrontées les femmes rurales et pour plaider en faveur de politiques et programmes adaptés. Il convient de noter que l\\\’ASCINB collabore activement avec Care International Benin Togo et Gain pour la mise en œuvre du projet CASCADE. Ce projet a pour ambition pour objectif de renforcer l’efficacité des politiques nationales de nutrition existantes en vue de l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la contribution à la réduction de la malnutrition des femmes en âge de procréer et des enfants.

Son gestionnaire, Gisèle DENOU SABOU a au cours de la conférence de presse souligné l\\\’importance de la synergie d\\\’action entre les parties prenantes au plan local et l\\\’implication du collectif des consommateurs dans la réalisation des objectifs du projet CASCADE au profit des femmes et des enfants.

De plus, selon Pascal DJOHOSSOU, Trésorier Général de l’ASCINB, au cours de cette Campagne Nationale de Plaidoyer pour l\\\’Intensification de la Nutrition, des bonnes pratiques en matière de nutrition seront mises à la disposition des populations et diffusées. Ce plaidoyer tiendra compte à l’en croire de tous les enjeux actuels liés à la nutrition à savoir l’adaptation au changement climatique, l’entreprenariat et bien d’autres.

En ce qui concerne la contribution des médias, Mesmin DJEDJI, RMM/ ASCINB a pris l’engagement à travers l’ASCINB de mettre à la disposition des médias des contacts de personnes ressources déjà disponibles pour renforcer la production de riches contenus liée à la nutrition tout au long de la campagne.

La campagne, lancée ce 15 octobre 2023, s\\\’étendra jusqu\\\’à décembre 2026 rappelle Calixta D\\\’Almeida, Secrétaire Générale de l’ASCINB, exprimant le souhait que les médias et les autres  acteurs puissent continuer à jouer un rôle essentiel tout au long de cette période et au-delà pour atteindre les objectifs fixés.

Parlant des autres acteurs, le secteur privé préoccupe Aubierge FLENON, représentante du partenaire GAIN à cette rencontre. Elle a mis l\\\’accent sur le rôle du secteur privé dans la production et la transformation des produits alimentaires pour les consommateurs et a souligné l\\\’importance de garantir que le secteur privé soit adéquatement pris en compte dans les politiques de nutrition au Bénin.

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A noter que plusieurs activités sont prévues cette semaine, notamment la participation de la Campagne Nationale de Plaidoyer pour l\\\’Intensification de la Nutrition (CaNPIN) à la Journée Mondiale de l\\\’Alimentation ce 16 octobre 2023 à Savalou, ainsi qu\\\’un atelier de sensibilisation et de mobilisation des médias pour une meilleure appropriation de la campagne par les médias et acteurs alliés.

Encore faut-il rappeler que le lancement de la campagne a été rendu possible grâce à la précieuse collaboration du Réseau des Acteurs des Médias pour l\\\’Eau, l\\\’Environnement et le Climat (RAMEC), de la Fédération Nationale des Femmes Agricultrices du Bénin (FENAFAB) et de la FERCAB.

Cette campagne marque le début d\\\’une série d\\\’activités de sensibilisation et de plaidoyers de l\\\’ASCINB à travers le projet CASCADE, soutenu par Care International Benin Togo, le Royaume des Pays-Bas, Gain, et le gouvernement du Bénin, en faveur de la nutrition au Bénin. Elle démontre l\\\’engagement résolu de l\\\’ASCINB à créer un environnement favorable à la nutrition et au bien-être des femmes et des enfants dans les zones rurales du pays.

Megan Valère SOSSOU




Tout savoir sur l\’huile de coco avec l\’Agro-Nutritionniste Olushina ALE

L\\\’huile de coco a suscité un engouement croissant ces dernières années en raison de ses vertus supposées pour la santé et ses utilisations variées dans l\\\’alimentation et les produits cosmétiques. Pour démêler le vrai du faux, nous nous sommes entretenus avec Olushina A. J. Ale, agro-nutritionniste et data scientist, pour éclairer les lecteurs sur les bénéfices et les précautions liés à cette huile.

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Tout d\\\’abord, qu\\\’est-ce que l\\\’huile de coco ? Selon Olushina Ale, il s\\\’agit d\\\’une huile végétale extraite de la chair ou de la pulpe de la noix de coco. Cette huile a la particularité de contenir des acides gras saturés à chaîne moyenne, tels que l\\\’acide laurique, qui sont facilement digérés et convertis en énergie par l\\\’organisme.

Les vertus de l\\\’huile de coco sont nombreuses, nous explique l\\\’agro-nutritionniste. Elle est riche en antioxydants, en vitamine E et en phytostérols, qui contribuent à protéger le corps contre les dommages causés par les radicaux libres, à maintenir la santé de la peau et à réduire le cholestérol dans le corps. De plus, l\\\’huile de coco contient de l\\\’acide laurique, qui présente des propriétés antimicrobiennes et antivirales, renforçant ainsi le système immunitaire.

Mais l\\\’huile de coco est-elle vraiment bonne pour la santé ? Olushina Ale explique que, consommée avec modération, elle peut être bénéfique. Les acides gras à chaîne moyenne sont métabolisés différemment des autres graisses. Ils sont rapidement absorbés par le foie et utilisés comme source d\\\’énergie, ce qui peut favoriser la combustion des graisses et aider à la perte de poids. Par ailleurs, l\\\’acide laurique qu\\\’elle contient peut aider à lutter contre les infections et à maintenir une bonne santé.

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L\\\’huile de coco est également évoquée pour ses potentiels effets bénéfiques dans la prévention de certaines maladies. Des études suggèrent qu\\\’elle pourrait protéger contre le cancer, soulager l\\\’asthme en réduisant l\\\’inflammation des voies respiratoires et agir comme un anti-inflammatoire naturel pour soulager les douleurs de l\\\’arthrite.

Cependant, Olushina Ale attire notre attention sur une étude récente qui met en garde contre une consommation excessive d\\\’huile de coco. En effet, une étude publiée dans le \\\ »Journal of the American College of Cardiology\\\ » en 2018 a montré qu\\\’une surconsommation pourrait augmenter le taux de cholestérol LDL (mauvais cholestérol) dans le sang. Par conséquent, l\\\’huile de coco doit être utilisée avec modération.

Outre ses applications alimentaires, l\\\’huile de coco est également très populaire dans l\\\’industrie des produits cosmétiques. Ses propriétés hydratantes et nourrissantes en font un ingrédient prisé pour les produits capillaires, les crèmes hydratantes, les baumes à lèvres, les savons et les démaquillants.

Retenons que l\\\’huile de coco est bénéfique pour la santé lorsqu\\\’elle est utilisée avec modération. Elle peut être un atout pour la perte de poids, l\\\’amélioration des niveaux de cholestérol et de glycémie. Cependant, en raison de sa teneur élevée en acides gras saturés, il est recommandé de consulter un professionnel de la santé avant de modifier son alimentation ou son régime cosmétique.

Evelyne KADJA