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Trente jeunes activistes et journalistes béninois se sont réunis en janvier 2026 à l’hôtel Le Doppel de Bohicon, dans le cadre de la première édition de la Benin Youth Climate Reporting Academy. Cette initiative de l’ONG Save Our Planet avait pour objectif de renforcer les capacités de ces jeunes venus de Bassila, Parakou, Abomey, Calavi, Ketou, Porto-Novo, Savalou, Zogbodomey et Bohicon. Pour le formateur William Tchoki, cette démarche est essentielle : « Plus on est nombreux à parler environnement, plus on pourra impacter la population sur les… thématiques environnementales. »

Au cours de l’atelier de formation, les participants se sont formés aux enjeux des changements climatiques, de la justice climatique, et aux techniques de narration et de production médiatique. Anna Tchagnonsi, étudiante et activiste, retient une définition clé : « Cette journée m’a appris beaucoup de choses… j’ai pu noter… que quand on parle de changement climatique, il faut noter que c’est une augmentation de la température moyenne sur la terre et c’est causé par l’émission des gaz à effet de serre. »
Les formations ont été dispensées par un quatuor d’experts : Megan Valère Sossou, environnementaliste ; Rachida Yenoukounme Houssou, consultante en journalisme ; Dr William Tchoki, journaliste environnementaliste ; et Modeste Glin, journaliste radio. La formatrice Rachida Yenoukounme Houssou a insisté sur les formats adaptés : « Le reportage : plus concret, on touche du doigt certaines réalités… Les interviews : courte vidéo ou audio… Une image qui transmet beaucoup de choses. »





L’académie a combiné théorie et pratique par une visite de terrain sur le site d’un collecteur d’eau du Programme d’Adaptation des Villes au Changement Climatique (PAVICC) à Bohicon. Pour Sylvain Ecatcho de Bassila, cette formation est cruciale : « Je pense que cette formation vient à point nommé régler certains problèmes que ma population… subit face aux changements climatiques. [Elle] va m’amener à produire des… journalistiques qui vont… amener la population à changer de comportement. »
Suite à cette immersion, chaque bénéficiaire a reçu un coaching individuel. Daré-Montan Dossoumon, journaliste participant, se sent désormais outillé : « Aujourd’hui je suis en mesure de pouvoir identifier un problème dans ma société et le résoudre à travers une production journalistique qui aborde un aspect sur le climat. »




L’atelier a abouti à la création officielle d’un Réseau Béninois des Jeunes Reporters Climatiques, dirigé par une coordination de trois membres élus et trois référents régionaux, dont Anna Tchagnonsi pour le Nord. Pour elle, la mission est claire : « Pour plus toucher notre audience, il nous faut apporter des solutions après avoir identifié les problèmes. »
Soutenu par la Earth Rising Foundation et l’Arete Arts Foundation, le projet prévoit de primer les meilleures productions avec du matériel de travail.
William Tchoki a salué cette initiative : « C’est un grand pas qu’a franchi Save Our Planet en donnant les rudiments de compréhension à nos jeunes collègues. » Il insiste sur la spécialisation : « J’ai insisté sur cette question de spécialisation… l’environnement c’est une question qui touche la vie entière de l’homme… si on est nombreux à en parler, on pourra à coup sûr impacter beaucoup de gens. »
Rachida Yenoukounmè Houssou a quant à elle apprécié la diversité des profils : « C’est un bon brassage… c’est le moment pour [les activistes] d’apprendre les règles de production de contenus. » Un avis partagé par l’activiste Aurelle Kouagou : « J’ai apprécié surtout nos sessions sur les techniques de production de contenu en milieu climatique. Je pourrai après cet atelier débattre sur les sujets concernant le climat et ce qui concerne l’environnement. »
Honella Adogbo-Medagbe
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