
L’ONG Save Our Planet a officiellement lancé ce jeudi à N’Dali le projet de Jardins botaniques communautaires pour la conservation des plantes médicinales (JARCOMED). Soutenu par la Re-Earth Initiative, ce projet d’une année sera déployé dans les communes de N’Dali et de Tchaourou, avec pour ambition de préserver la biodiversité médicinale et les savoirs traditionnels du Bénin.

La cérémonie d’inauguration, coprésidée par le Maire de N’Dali et la Présidente de Save Our Planet, Mme Aichatou Balla, a connu un double objectif : le lancement officiel du JARCOMED et la validation collective des résultats des focus groupes préalablement organisés dans les deux communes.
Dans son discours d’ouverture, le Maire de N’Dali a souligné l’importance fondamentale de cette initiative : « En ce jour important, c’est avec un grand honneur et une profonde satisfaction que je me tiens devant vous pour lancer officiellement le projet JARCOMED. Notre terre, notre environnement, et les savoirs qu’ils portent constituent un patrimoine inestimable. »
Il a insisté sur la pertinence de l’approche choisie : « C’est pourquoi l’initiative portée par l’ONG Save Our Planet, en partenariat avec vous toutes et tous, résonne avec force. Elle ne vient pas de l’extérieur pour nous imposer une solution, mais elle s’appuie sur votre savoir, votre expérience et votre engagement. C’est un projet par et pour la communauté. »
Un lancement placé sous le signe de l’engagement institutionnel et communautaire
Réaffirmant le soutien total des autorités locales, le Maire a déclaré : « Je tiens à réaffirmer notre soutien institutionnel total à cette initiative. Nous veillerons à faciliter les démarches nécessaires, à sécuriser les sites qui seront choisis ensemble, et à accompagner ce projet vers sa pleine réussite. »
Dans son allocution, Mme Aichatou Balla, Présidente de Save Our Planet, a présenté la philosophie du projet : « Nous croyons fermement que les solutions aux grands défis de notre temps qu’il s’agisse du changement climatique, de la perte de biodiversité ou des inégalités d’accès aux soins ne peuvent être durables que si elles sont enracinées localement, portées par les communautés et respectueuses des savoirs ancestraux. »
Elle a décrit JARCOMED comme une réponse à « un constat simple mais alarmant : partout dans le monde, et ici même, des plantes aux vertus médicinales uniques disparaissent, emportant avec elles des siècles de connaissances et une part essentielle de notre patrimoine naturel et culturel. »




Le Maire a partagé sa vision transformatrice du projet : « Ce jardin sera bien plus qu’un espace de culture. Il sera : un lieu de mémoire, où nos enfants pourront apprendre les noms et les vertus des plantes que nos aînés connaissent si bien ; un outil de résilience, pour préserver notre autonomie face aux défis sanitaires et environnementaux ; un levier de développement, en créant des opportunités durables pour notre communauté. »
Des résultats concrets validés par la communauté
La cérémonie a servi de cadre à la validation officielle des conclusions des consultations participatives. Les participants ont approuvé la liste prioritaire de 30 espèces de plantes médicinales menacées de disparition, ainsi que les sites spécifiques devant accueillir les jardins botaniques à N’Dali et à Tchaourou.
« Vos contributions lors des focus groups ont déjà tracé les premières pistes, » a rappelé Mme Balla, soulignant que « l’ONG Save Our Planet ne se positionne pas en donneur de leçons, ni en exécutant solitaire. Notre rôle est celui d’un facilitateur, d’un accompagnateur et d’un partenaire. »
Un appel à l’action collective
Le Maire a lancé « un appel solennel à chacun d’entre vous : guérisseurs, agriculteurs, jeunes, femmes, hommes, tous détenteurs d’un savoir ou d’une volonté d’agir. Impliquez-vous pleinement. Votre voix compte. Vos choix guideront les actions à venir. »
Il a conclu sur une note d’ambition collective : « Ensemble, faisons de ce projet JARCOMED une réussite collective, qui pourra inspirer bien au-delà de nos frontières. » avant de déclarer officiellement ouvert le projet sur le territoire.
Une initiative saluée par les communautés
Les participants, issus de N’Dali et de Tchaourou, ont unanimement salué la pertinence du projet et la méthodologie participative employée. « Cette initiative arrive à point nommé. Elle va nous permettre de renforcer notre biodiversité médicinale et d’améliorer notre bien-être par un accès durable à ces ressources », a témoigné un tradipraticien présent.
Grâce à ce travail préparatoire et à l’engagement conjoint des autorités, de l’ONG et des communautés, le projet JARCOMED démarre sur des bases solides, promettant de préserver un patrimoine naturel et culturel précieux pour les générations actuelles et futures.
Hornella Adogbo Medagbe
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