
Ce mercredi 10 juin 2026 à Bohicon, dans le cadre de la phase 2 du programme Voix Essentielles soutenu par Speak Up Africa, Benin Women Alumni Association (BWAA) a organisé une « École des hommes et des femmes engagé.es». L’activité a réuni 30 acteurs communautaires, dont 15 hommes et 15 femmes, mobilisés autour de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et la promotion de la santé mentale.

Cette initiative a permis d’approfondir les connaissances des participantes sur les VBG, leurs conséquences et leurs liens avec la santé mentale, tout en favorisant des attitudes et des comportements propices à la prévention des violences.
Parmi les participants, l’on retrouve des leaders religieux, des leaders communautaires, des enseignants, des artisans, des journalistes et des professionnels des médias. BWAA contribue ainsi à renforcer une dynamique collective en faveur de communautés plus informées, inclusives et protectrices.
Azielle Agoli-Agbo, chargée de communication de BWAA et coordinatrice du projet « Aux survivantes pour qu’elles ne soient plus jamais seules », a exprimé sa satisfaction pour la participation active des différents acteurs communautaires à l’École des engagés. Elle espère que chaque participant pourra sortir avec un plan d’engagement communautaire afin de contribuer à la déconstruction des mythes favorisant les VBG. Selon elle, un suivi sera fait pour suivre le plan d’engagement communautaire des différents participants.

Co-construction des attitudes préventives et impacts des violences sur la santé mentale
L’atelier, qui a été participatif avec des partages d’expériences, a pris deux aspects. Le premier a porté sur les violences basées sur le genre et la masculinité positive. Pour Ange-Marie Nicodème ESSE, consultant formateur en masculinité positive, l’objectif était de comprendre les enjeux des violences basées sur le genre dans nos communautés et de promouvoir des comportements de masculinité positive en milieu communautaire. L’idée est de capaciter les hommes et les femmes à co-construire des attitudes qui préviennent les violences basées sur le genre.
Le second sur la santé mentale et l’accompagnement psychosocial aux survivantes de violences basées sur le genre. Une communication animée par Hashim Hounkpatin, médecin chercheur, et Simisola Adjitche, sage-femme spécialiste en SSR.

Responsabilités et engagement des participants
Les attentes à l’endroit des participants vont de l’adoption des comportements de masculinité positive à savoir le dialogue, le respect mutuel, le soutien du partenaire, la responsabilité partagée, les comportements non violents aux prises d’initiatives communautaires afin de sensibiliser et de dénoncer les cas de violence basée sur le genre.
« Je m’engage à informer et à organiser des séances de sensibilisation avec les jeunes et les femmes pour lutter contre les VBG dans ma communauté », a déclaré Edith Amoussou, l’une des participantes, formatrice en santé sexuelle et reproductive représentant ODAS BENIN ONG.
Un autre participant, Ewolo Hospice, représentant de l’ONG Famille Nutrition et Développement, doctorant en socio-anthropologie et facilitateur en gestion de projet, a ajouté : « Nous allons faire de la sensibilisation auprès de nos communautés, auprès des religieux et de tous les acteurs de la société civile pour lutter efficacement contre les VBG au Bénin. »
Avec cette « École des hommes et des femmes engagé.es », BWAA vient de créer un réseau d’ambassadeurs capables de prévenir, d’écouter et d’orienter les survivantes de violences. Le programme Voix Essentielles, soutenu par Speak Up Africa, trouve ici une illustration parfaite de son objectif : donner la parole à celles et ceux qui agissent pour des communautés plus informées, inclusives et protectrices.
Constance AGOSSA
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